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Procès en appel de Nicolas Sarkozy : "Je ne dis pas qu'il ment mais...", face aux juges l'ancien président contredit Claude Guéant

L'ancien président doit être interrogé, ce mercredi 29 avril, sur les affirmations inédites de son ex-bras droit Claude Guéant qui concrétisent leur rupture dans l'affaire du financement libyen présumé de la campagne présidentielle de 2007.

Nicolas Sarkozy arrive au palais de justice de Paris le 8 avril 2026 pour son procès en appel concernant les accusations selon lesquelles il aurait cherché un financement libyen pour son élection de 2007.

Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

La rédaction numérique de RTL

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Les 3 infos à retenir
  • Nicolas Sarkozy sera interrogé ce mercredi 29 avril sur les attestations de Claude Guéant actant leur rupture, a confirmé lundi le président de la cour d'appel qui juge les accusations de financement libyen de la campagne présidentielle de 2007. 
  • Claude Guéant, malade, a coupé les ponts avec Nicolas Sarkozy et prévient qu'il a encore des choses à dire si l'ex-président s'avisait de le mettre de nouveau en cause au procès libyen. 
  • Dans une attestation de trois pages versée aux débats devant la cour d'appel de Paris, Claude Guéant a riposté à ce que son avocat, Me Philippe Bouchez El Ghozi, a décrit comme des "insinuations" de Nicolas Sarkozy mettant en doute la probité de son ancien collaborateur.
    Un tournant majeur du procès en appel, selon plusieurs avocats.
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"Je ne dis pas que M. Guéant ment, mais sa mémoire a pu évoluer", déclare Nicolas Sarkozy

Alerte

L'ancien président de la République contredit Claude Guéant et assure que le sort judiciaire du beau-frère de Kadhafi ne l'a jamais concerné. Même lors de son échange téléphonique avec Kadhafi le 23 mai 2007. "Une quinzaine de minutes c'est assez long au téléphone entre deux chefs d'État. À aucun moment, le compte rendu ne fait état de la situation judiciaire de M. Senoussi". "Vous-même la cour avez cité une partie du compte rendu", précise-t-il. 

"Je ne suis pas le porte-parole de Claude Guéant. Il s'est dévoué sans compter pour la fonction. Je ne peux pas parler à sa place. Je ne dis pas que M. Guéant ment, mais sa mémoire a pu évoluer", ajoute Nicolas Sarkozy. 

Nicolas Sakozy appelé à la barre pour répondre aux lettres de Claude Guéant

Le président de la cour appelle Nicolas Sarkozy à la barre pour lui poser quelques questions sur les deux lettres de Claude Guéant. Sur l’ancienneté de ses liens avec son proche conseiller avant 2002, il affirme avoir pu croiser Claude Guéant avant cette date. 

"Je peux vous dire que je ne me souviens pas du dîner qu'il évoque, il y a 45 ou 50 ans. Je confirme que la vraie discussion que nous ayons eue sur sa nomination, c'est 2002. Pas avant ma nomination par Jacques Chirac, mais après. Une discussion ou une proximité, c'est vraiment à partir de 2002", précise-t-il. 

"La dernière fois, vous avez semblé exclure d'avoir eu à travailler avec lui avant 2002 ?" Le relance le président de la cour. 

"Je ne me souviens pas avoir eu un déjeuner de travail avec M. Guéant. Pour être tout à fait précis, et pour que personne ne soit blessé, j'ai sans doute rencontré M. Guéant avant, mais nos rapports étaient si peu proches que je n'ai pas envisagé une collaboration avec lui avant que Jacques Chirac ne me nomme. Que nous nous soyons croisés sans doute, que nous nous soyons serré la main, sans doute, mais une confiance réciproque, c'est mai 2002", assure-t-il.

"Je ne dis pas que M. Guéant ment, mais sa mémoire a pu évoluer", déclare Nicolas Sarkozy

Alerte

L'ancien président de la République contredit Claude Guéant et assure que le sort judiciaire du beau-frère de Kadhafi ne l'a jamais concerné. Même lors de son échange téléphonique avec Kadhafi le 23 mai 2007. "Une quinzaine de minutes c'est assez long au téléphone entre deux chefs d'État. À aucun moment, le compte rendu ne fait état de la situation judiciaire de M. Senoussi". "Vous-même la cour avez cité une partie du compte rendu", précise-t-il. 

"Je ne suis pas le porte-parole de Claude Guéant. Il s'est dévoué sans compter pour la fonction. Je ne peux pas parler à sa place. Je ne dis pas que M. Guéant ment, mais sa mémoire a pu évoluer", ajoute Nicolas Sarkozy. 

Nicolas Sarkozy questionné sur le fameux diner de 2007

Claude Guéant affirme que Nicolas Sarkozy lui a demandé d'examiner la situation judiciaire du beau-frère de Kadhafi, Abdallah Senoussi. Le président de la cour relève que Claude Guéant avait déjà évoqué cette scène devant les services de police pendant l'enquête. "Qu'avez-vous à dire sur cet épisode qu'il relate ?", le questionne-t-il. 

"Je confirme d'abord ce qu'affirme M. Guéant : jamais ni lui ni moi n'avons jamais rien fait pour Senoussi, jamais ni lui ni moi n'avons jamais donné au sentiment aux Libyens que nous allons faire quelque chose pour Senoussi", affirme Nicolas Sarkozy. 

"Ça fait maintenant une dizaine d'années que je me bats contre ces accusations invraisemblables, et je suis d'accord avec mon ancien collaborateur : nous ne voulions ni ne pouvions rien faire", martèle-t-il. 

"Lorsque je fais campagne pour la présidentielle, je prends une position publique et ferme : pas de grâce pas d'amnistie. Cette voie a été fermée pour Senoussi courant 2006", ajoute-t-il. 

Nicolas Sakozy appelé à la barre pour répondre aux lettres de Claude Guéant

Le président de la cour appelle Nicolas Sarkozy à la barre pour lui poser quelques questions sur les deux lettres de Claude Guéant. Sur l’ancienneté de ses liens avec son proche conseiller avant 2002, il affirme avoir pu croiser Claude Guéant avant cette date. 

"Je peux vous dire que je ne me souviens pas du dîner qu'il évoque, il y a 45 ou 50 ans. Je confirme que la vraie discussion que nous ayons eue sur sa nomination, c'est 2002. Pas avant ma nomination par Jacques Chirac, mais après. Une discussion ou une proximité, c'est vraiment à partir de 2002", précise-t-il. 

"La dernière fois, vous avez semblé exclure d'avoir eu à travailler avec lui avant 2002 ?" Le relance le président de la cour. 

"Je ne me souviens pas avoir eu un déjeuner de travail avec M. Guéant. Pour être tout à fait précis, et pour que personne ne soit blessé, j'ai sans doute rencontré M. Guéant avant, mais nos rapports étaient si peu proches que je n'ai pas envisagé une collaboration avec lui avant que Jacques Chirac ne me nomme. Que nous nous soyons croisés sans doute, que nous nous soyons serré la main, sans doute, mais une confiance réciproque, c'est mai 2002", assure-t-il.

L'audience reprend ce matin avec la lecture des lettres de Claude Guéant

En ce début d'audience, le président de la Cour d'appel donne la lecture des deux lettres de Claude Guéant. Une première attestation a été versée au débat le 14 avril dernier et a provoqué un tournant dans le procès. L'ancien secrétaire général de l'Élysée a démenti point par point les accusations de Nicolas Sarkozy. Une seconde a été transmise dimanche dernier.

L'ancien président de la République est présent et écoute attentivement la lecture de ces lettres, un papier et un stylo à la main.

Claude Guéant "n'a pas digéré" les mises en cause de Nicolas Sarkozy

L'ancien secrétaire général de l'Élysée ne sera pas présent à l'audience pour des raisons de santé. Sur France Inter, son avocat, Me Philippe Bouchez El Ghozi, a indiqué que Claude Guéant est "encore extrêmement choqué" par les mises en cause de l'ancien président. 

Il "n'a pas digéré ce qui est véritablement plus qu'une trahison, un véritable coup de poing dans l'estomac", ajoute-t-il. 

Nicolas Sarkozy attendu à la barre aujourd'hui

Bienvenue dans ce direct consacré au procès en appel sur les soupçons de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy de 2007. L'ancien président revient à la barre aujourd'hui. Il doit répondre à deux attestations de Claude Guéant, son ancien bras droit, absent pour raisons de santé, mais désormais au cœur des débats. 

Mis en cause à distance par l’ex-président, qui a laissé entendre qu’il avait pu agir dans une logique d’enrichissement personnel, Claude Guéant a répliqué par écrit les 11 et 26 avril. Sans accuser directement Nicolas Sarkozy, il conteste sa version des faits et acte une rupture nette entre les deux hommes, jusque-là unis dans leur défense.

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