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2 min de lecture
Christophe Ellul s'entretient avec son avocat, Alexandre Novion le 3 mars 2026
Crédit : AFP
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L'émotion reste vive au procès d'Elisa Pilarski, dont le deuxième jour d'audience a été marqué par un face-à-face tendu entre l'oncle de la victime et son ancien compagnon. Le 16 novembre 2019, Elisa Pilarski, 29 ans et enceinte de six mois, était retrouvée morte, le corps couvert de morsures, alors qu’elle promenait Curtis, le chien de son compagnon, dans la forêt de Retz, dans l’Aisne.
Depuis mardi 3 mars, Christophe Ellul comparaît devant le tribunal correctionnel de Soissons pour "homicide involontaire". Il continue d’affirmer que sa compagne aurait été attaquée par une meute de chiens de chasse présente ce jour-là dans la forêt.
Une version que conteste fermement l’oncle de la victime. "Du procès, moi, j’ai un petit peu ma certitude, comment se sont passées les choses. Le procès c’est une étape, ça ne nous ramènera rien", confie Vincent Labastarde, partie civile, au micro de RTL. Selon lui, Christophe Ellul "tourne autour du pot", "ne sait plus" et surtout "reste dans son schéma".
Il le sait depuis le début et il est dans le déni. Ce n’est pas qu’il ment, mais qu’il ne s’ouvre pas et ne veut pas prendre ses responsabilités.
Vincent Labastarde, oncle d'Elisa Pilarski
Quelques minutes plus tôt, Vincent Labastrade avait interrogé Christophe Ellul à l'audience, le sommant de s'expliquer sur le dernier appel passé par la victime à son compagnon durant lequel elle aurait dit avoir été mordue par une meute de chien. Un échange assez vif, au cours duquel l'oncle d'Elisa Pilarski a notamment demandé pourquoi Christophe Ellul n'avait pas tenté d'appeler les secours, ce dernier répliquant que Vincent Labastrade "mélange tout" et jurant que les derniers mots de la victime évoquaient bien des morsures "au bras et à la jambe".
Au centre de l’affaire, Curtis, le chien du couple, est considéré par la justice comme un "scellé vivant". Plusieurs expertises ont désigné l’animal comme étant à l’origine des blessures mortelles. Les ADN des 21 chiens de chasse présents lors de la chasse à courre organisée ce jour-là n’ont pas été retrouvés sur la victime, seul celui de Curtis a coincidé. Malgré cela, le prévenu continue d’évoquer une possible responsabilité de la meute.
Pour l’oncle d’Elisa Pilarski, cette position relève d’un refus d’envisager l’hypothèse la plus douloureuse. "Moi, j’ai des chiens. J’ai une fille toute petite. Si mon chien s’échappe, qu'il va mordre quelqu’un, je ne vais pas dire : 'Non, ce n’est pas mon chien'. Ça reste un animal", explique-t-il. À ses yeux, Christophe Ellul ne peut "imaginer que ce soit son propre chien", une hypothèse "impossible pour lui".
Si la famille demande des comptes, Vincent Labastarde insiste aussi sur la qualification des faits. "Ça reste un 'homicide involontaire', c’était un accident", rappelle-t-il. Mais il estime que la situation aurait pu être différente si le compagnon d’Elisa Pilarski avait reconnu plus tôt la responsabilité de son chien. "S’il avait été franc dès le début, on ne serait peut-être pas porté partie civile, on ne serait pas là aujourd’hui pour demander des comptes."
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