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"Il a levé ma doudoune..." : comment une femme qui promenait son chien a permis l'arrestation du policier prédateur d'Angoulême

La semaine dernière, une femme promène son chien sous la neige à Nersac (Charente), lorsqu'un policier l'agresse. Après l'avoir menacé avec un canif, elle a permis aux gendarmes de l'identifier. Soupçonné de quatre autres agressions et d'un viol sur une mineure, il a reconnu les faits en garde à vue.

Des policiers ouvrent le feu après un refus d'obtempérer à Toulon, la passagère du véhicule gravement blessée. (Image d'illustration)

Crédit : Jean-Marc Barrère / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Un policier d'Angoulême arrêté reconaît un viol et cinq tentatives d'enlèvement en garde à vue

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Philippe De Maria & Gabriel Joly & La rédaction de M6

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Un policier du commissariat d'Angoulême âgé de 45 ans, soupçonné de l'enlèvement et du viol d'une adolescente de 17 ans l'an dernier à Nersac (Charente), a été interpellé mardi 13 janvier par les gendarmes après près d'un an d'enquête. Placé en garde à vue, il est passé aux aveux.

En janvier 2025, cet agent a enlevé une adolescente de 17 ans à son arrêt de bus de Nersac et la viole sous la menace de son arme. Il a ensuite agressé quatre autres femmes, qui parviennent à lui échapper, avant de tomber, le 6 janvier dernier, sur plus fort que lui. 

Il est 7 heures du matin le 6 janvier lorsqu'une femme en train de promener son chien sous la neige sent un homme lui tomber dessus. "Il voulait absolument me faire lever pour que j'aille dans sa voiture. Mon chien, lui, était en train de lui sauter dessus. Il l'a gêné au maximum. Il a levé ma doudoune et passé ses mains sur mon ventre. Et là, il m'a dit : 'Tu vas te lever, tu vas venir à la voiture'. J'ai dit 'non', mon chien a continué. Il m'a dit de retenir mon chien, mais certainement pas", raconte une habitante de Nersac, qui promenait son animal de compagnie dans la neige, au micro de M6. Derrière, elle a sorti un canif et frappé fort, faisant s'enfuir le policier.

Son signalement a fait avancer les gendarmes, en permettant d'identifier le véhicule du suspect. La téléphonie a tout confirmé en le géolocalisant sur les lieux des agressions. Interpellé, ce formateur aux techniques de sécurité et d'intervention - il encadre et entraîne ses collègues policiers du commissariat d'Angoulême - a alors reconnu les faits, du viol sur mineur aux autres agressions.

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Dans un communiqué, le parquet d'Angoulême indique que "les cinq faits les plus récents sont qualifiés en tentatives d’enlèvement alors que les faits criminels du 31 janvier 2025 sont qualifiés en enlèvement, séquestration pour faciliter un crime, agression sexuelle avec arme, et viol avec arme". À l'issue de sa garde à vue, le policier a été présenté au parquet le 15 janvier en vue de l'ouverture d’une information judiciaire. Une demande de détention provisoire a été requise.

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