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Grenoble : un détenu soupçonné d'avoir violé ses enfants et des scouts s'est suicidé

L'homme de 53 ans était soupçonné d'avoir violé des scouts entre 1992 et 1997 et d'avoir agressé sexuellement ses propres enfants.

Un gardien ferme à clé une cellule de prison, à Clairvaux (illustration)
Un gardien ferme à clé une cellule de prison, à Clairvaux (illustration)
Crédit : JACK GUEZ / AFP
Eléanor Douet & AFP

Un homme de 53 ans, soupçonné d'avoir violé des scouts et agressé sexuellement ses propres enfants, s'est suicidé, dans la nuit du 14 au 15 mai dernier, peu après son placement en détention provisoire. Ancien cadre chez Hewlett-Packard (HP), l'homme était mis en examen depuis 2009 pour des viols et des agressions sexuelles commises entre 1992 et 1997 alors qu'il était chef scout à Saint-Egrève, près de Grenoble. Onze victimes, adolescentes à l'époque des faits, avaient été recensées, après les premières plaintes déposées fin 2008. L'association des scouts de France s'était portée partie civile.

Il avait été laissé libre sous contrôle judiciaire, mais une nouvelle information judiciaire avait été ouverte récemment concernant des faits d'agressions sexuelles sur ses propres enfants. Mis en examen et incarcéré vendredi 13 mai pour ces nouveaux faits, il s'est pendu dans la nuit de vendredi à samedi à la prison de Varces (Isère), a indiqué le parquet. "Il niait les faits", a précisé cette même source.

Me Lévy-Soussan, avocat de dix des onze victimes scouts, a regretté que des précautions n'aient pas été prises pour éviter ce suicide. "Les victimes attendaient depuis sept ans qu'il rende des comptes devant la justice. Elles ont souffert du temps mis par l'institution judiciaire pour des faits aussi graves", a-t-il souligné. "S'il avait pu être jugé avant, on aurait peut-être pu éviter que des faits se reproduisent, si ceux-ci sont avérés", a-t-il ajouté. Le suspect avait fait l'objet d'une ordonnance de renvoi devant la cour d'assises, mais il avait fait appel de cette décision devant la chambre de l'instruction qui avait demandé de nouveaux actes et soulevé des problèmes de prescription.

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