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Grenoble : de quoi est accusé le maire EELV Éric Piolle ?

ÉCLAIRAGE - Visé par une enquête pour favoritisme, le maire EELV de Grenoble Éric Piolle a été placé en garde à vue ce mardi 1er juin à Valence.

Éric Piolle, le maire de Grenoble
Éric Piolle, le maire de Grenoble
Crédit : Charlotte Haas / RTL.fr
cassandre
Cassandre Jeannin
Journaliste

Éric Piolle est en garde à vue depuis mardi 1er juin matin à Valence. Le maire Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) de Grenoble, possible candidat à la présidentielle de 2022, est entendu par la brigade financière de la police judiciaire, a révélé Le Dauphiné Libéré. Il est soupçonné de favoritisme dans l'attribution par la ville de marchés publics à une association proche de sa majorité.

L'affaire commence en 2018, lorsque la Chambre régionale des comptes avait signalé à la justice "plusieurs irrégularités importantes" dans la passation de marchés publics pour l'organisation de la "Fête des Tuiles", un rassemblement populaire organisé chaque année par la ville depuis l'élection d'Éric Piolle en 2014. Une enquête avait alors été ouverte en mai 2018 par le parquet de Valence. 

Dans son rapport publié en septembre 2018, la Chambre régionale des comptes indiquait que la municipalité a, contre l'avis de son service des marchés publics, attribué par deux fois l'organisation d'une partie de cette fête à une association, "Fusées", proche de la majorité municipale.

Un marché public de 123.455 euros a été accordé à cette association en 2015, reconduite en 2016 sans mise en concurrence. "La passation de ces marchés pour près de 300.000 euros hors taxes présente plusieurs irrégularités importantes," concluait la Chambre régionale des comptes. 

C'est clairement un arrangement entre amis

Ancien élu de la majorité
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Contacté par l'AFP, un ancien élu de la majorité s'insurge et dénonce un arrangement entre amis", évoquant des "relations fortes" entre Eric Piolle et l'association. Il rappelle notamment que lors des municipales de 2014, l'ultime réunion de l'équipe de campagne de l'édile s'est tenue "dans l'appartement du directeur de l'association", un metteur en scène que l'élu s'était ensuite défendu de connaître personnellement.

L'association aurait même collé des affiches pour le candidat lors de sa campagne victorieuse de 2014, selon la presse locale. 

En mai 2019, deux Grenobloises proches de l'ancien ministre LR Alain Carignon, le principal opposant à Eric Piolle à Grenoble, avaient déposé une première plainte, puis une autre, contre X en septembre 2019, avec constitution de partie civile. Cette seconde plainte n'avait pas donné lieu à la saisie d'un juge d'instruction pour des raisons de procédure.

Le maire se dit "victime d'un règlement de compte politique"

Lors de l'ouverture de l'enquête préliminaire, en mai 2018, Eric Piolle avait expliqué qu'il avait respecté la procédure et qu'il était victime d'un règlement de compte politique. Pour lui, ces prestations relevaient d'une performance artistique, non soumise à une obligation de concurrence.

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