2 min de lecture Justice

Georges Tron : des femmes décrivent un "mode opératoire"

Plusieurs femmes ayant eu affaire à l'ancien secrétaire d'État, ont décrit ce jeudi 8 novembre aux assises de Seine-Saint-denis ce qu'elles appellent "un mode opératoire".

Georges Tron le 29 mars dernier à Draveil
Georges Tron le 29 mars dernier à Draveil Crédit : AFP PHOTO KENZO TRIBOUILLARD
ArièleBonte
Arièle Bonte
et AFP

"Je m'en voulais de ne pas avoir dit stop assez tôt." Au procès de Georges Tron pour viols, plusieurs femmes témoins ont décrit jeudi 8 novembre un "mode opératoire" destiné à lever leurs défenses devant ses avances. 

L'ancien secrétaire d'État est jugé depuis le 23 octobre devant les assises de Seine-Saint-Denis. Georges Tron est accusé de viols et agressions sexuelles par deux anciennes employées de la mairie de Draveil (Essonne), qu'il dirige depuis 1995.

Virginie Ettel et Éva Loubrieu accusent depuis mai 2011 l'élu d'avoir commencé à pratiquer sur elles de la réflexologie plantaire - sa passion revendiquée - et fini par leur imposer des attouchements et des pénétrations digitales entre 2007 et 2010, avec son ancienne adjointe à la Culture Brigitte Gruel.

À lire aussi
Le palais de Justice de Paris djihadisme
VIDÉO - Djihadisme : ouverture du procès de la fratrie Bekhaled

Convoquées comme témoins ce jeudi 8 novembre, d'autres femmes ont raconté des tentatives d'approche du maire, ressemblant à un "mode opératoire".

"Quelque chose de redoutable"

"Je ne voulais pas venir (devant les assises) parce que j'ai mis des années à passer à autre chose. Je m'en voulais de ne pas avoir dit stop assez tôt", déclare à la barre une cadre au Conseil départemental de l'Essonne. La témoin évoque des repas qui s'éternisent, des manipulations de pieds sous la table pour qu'elle "se détende" alors qu'elle sollicite un emploi en 2007.

Elle affirme avoir été attirée dans le bureau du maire tard, un soir, par Brigitte Gruel, dont les mains descendent vers sa poitrine. Elle finit, dit-elle, par résister quand l'élu essaie de lui mettre deux doigts dans la bouche. Les accusés nient en bloc.

Une ancienne journaliste dans une chaîne de télévision locale dit avoir quant à elle toujours du mal à expliquer comment elle s'est retrouvée avec un pied sur le genou du maire. Selon elle, Georges Tron s'était arrangé pour être seule avec elle pendant un tournage dans son bureau.

On a l'impression qu'on peut réagir mais c'est beaucoup plus compliqué que ça

Une témoin dans le procès Tron
Partager la citation

Elle "sonne la fin de la récré" quand il "sort un bas noir de sa poche en me demandant de le mettre". "Pour moi, il y a vraiment eu un mode opératoire", "quelque chose de redoutable, de bien ficelé". 

"On a l'impression qu'on peut réagir mais c'est beaucoup plus compliqué que ça", remarque une ancienne assistante parlementaire qui reproche au député-maire de lui avoir saisi le pied dans une voiture en route pour l'Assemblée nationale. Le procès doit encore durer jusqu'à la mi-novembre.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Justice Georges Tron Politique
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7795504619
Georges Tron : des femmes décrivent un "mode opératoire"
Georges Tron : des femmes décrivent un "mode opératoire"
Plusieurs femmes ayant eu affaire à l'ancien secrétaire d'État, ont décrit ce jeudi 8 novembre aux assises de Seine-Saint-denis ce qu'elles appellent "un mode opératoire".
https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/georges-tron-des-femmes-decrivent-un-mode-operatoire-7795504619
2018-11-09 12:35:00
https://cdn-media.rtl.fr/cache/sy0nsisxaT86dK2htT64eg/330v220-2/online/image/2015/0402/7777208186_georges-tron-le-29-mars-dernier-a-draveil.jpg