2 min de lecture Prisons

Gard : 12 ans de prison ferme pour une femme ayant assassiné son compagnon violent

Une femme a été condamnée à 12 ans de prison ferme samedi pour l'assassinat de son mari qui lui aurait fait subir des violences répétées. Ses fils, poursuivis eux aussi pour cet assassinat, ont été acquittés.

Une photo prise le 19 septembre 2017 au palais de justice de Rennes montre une statue de la déesse de la justice équilibrant les balances.
Une photo prise le 19 septembre 2017 au palais de justice de Rennes montre une statue de la déesse de la justice équilibrant les balances. Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Camille Guesdon
Camille Guesdon et AFP

Une femme a été condamnée à 12 ans de prison ferme samedi 10 avril par la cour d'assises du Gard pour l'assassinat de son mari qui lui aurait fait subir des violences répétées. Catarina Castro a cherché à dédouaner ses fils, poursuivis eux aussi pour cet assassinat. Ils ont été acquittés. Alors qu'elle avait connu son compagnon à l'âge de 14 ans, elle avait décrit une vie de violences conjugales. Elle a affirmé avoir étranglé seule son mari dans leur villa de Milhaud (Gard), en 2015. Selon elle, ses deux fils étaient seulement intervenus pour transporter et brûler le corps.

Selon Damien Kincher, l'avocat général ce crime avait été "prémédité par les trois et réalisé par les trois". Les jurés nîmois n'ont pas retenu la préméditation à l'encontre de l'épouse, Catarina Castro âgée de 49 ans. Ils l'ont cru quand celle-ci a affirmé à la barre mercredi avoir agi sans l'aide de ses deux fils, Mickaël, 30 ans et Jordan, 24 ans.

L'épouse et des deux fils encouraient la perpétuité

L'avocat général avait requis 14 ans de prison contre l'épouse de la victime et sept ans contre chacun de ses deux fils, qui encouraient tous la perpétuité. Il a déclaré que "Badre Fakir n'était pas un mari, un père modèle, mais rien ne justifiait la mort qu'il a eu dans ces conditions" en évoquant "une détestation commune et des actes préparatoires", comme l'essence utilisée pour brûler le corps et le Serflex pour entraver la victime. Dans son réquisitoire, Damien Kincher n'avait pas mentionné les violences présumées dont ce père de famille aurait été l'auteur. 

Le 1er septembre 2015, un garde forestier avait découvert le cadavre d'un homme partiellement carbonisé, sous un pont ferroviaire sur les hauteurs de Nîmes, dans un endroit isolé. C'est l'une des soeurs de Badre Fakir, 44 ans, qui avait signalé sa disparition le lendemain. Les enquêteurs avaient rapidement abandonné la piste du trafic de stupéfiants pour se pencher sur le contexte familial.

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