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Fusillade à Grasse : revivez le déroulement des événements

MINUTE PAR MINUTE - La fusillade a fait suite à l'intrusion d'une personne au lycée Tocqueville, jeudi 16 mars à la mi-journée. Le bilan fait état de huit blessés. Le suspect a été interpellé. Il s'agirait d'un "acte fou" mais pas terroriste, selon les autorités.

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Fusillade à Grasse : 8 blessés légers, un suspect interpellé Crédit Image : Valery HACHE / AFP | Crédit Média : RTLnet | Date : La page de l'émission
Julien Absalon
Julien Absalon
et Aymeric Parthonnaud

Des tirs ont eu lieu dans le lycée Alexis-de-Tocqueville de la ville de Grasse (Alpes-Maritimes), jeudi 16 mars à la mi-journée, déclenchant une "alerte attentat" sur l'application pour smartphones SAIP des autorités. Un suspect a été interpellé avec plusieurs armes et placé en garde à vue pour "tentatives d'assassinats". Huit personnes ont été légèrement blessées. Quatre victimes ont été atteintes par des plombs. Il s'agit de deux adolescents et du proviseur de l'établissement, qui s'est interposé durant les coups de feu. Les quatre autres personnes touchées présentent des blessures sans gravité, causées par la panique.

L'individu soupçonné d'être le tireur est un jeune homme de 17 ans prénommé Killian B.. Selon les premiers éléments de l'enquête, il s'agit d'un élève de classe de première, a priori inconnu des services de police. Il a été interpellé avec un fusil, deux armes de poing et deux grenades. Selon nos constations, le suspect a publié sur Internet des images particulièrement violentes et morbides. Il est fasciné par la tuerie du lycée de Columbine (États-Unis), survenue le 20 avril 1999 et dans laquelle deux jeunes américains avaient tué douze étudiants et un professeur.

Selon les premiers éléments de l'enquête évoqués par la procureure de la République, il n'existe "aucun lien avec une entreprise terroriste". Une hypothèse appuyée par Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale : "Il s'agit visiblement de l'acte fou d'un jeune homme fragile et fasciné par les armes à feu". Un numéro d'information a été mis en place : 04.93.72.22.22.

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20h28 - Éric Ciotti demande au gouvernement de décorer le proviseur de la Légion d'Honneur "pour l'héroïsme de son geste". Selon plusieurs témoins, le responsable de l'établissement s'est interposé face au tireur et a tenté de le raisonner. Il a été blessé dans l'attaque.

18h36 - Plusieurs personnalités politiques ont réagi à cette attaque. Emmanuel Macron a notamment déclaré : "La levée de l'état d'urgence est un sujet qui à mon sens se posera de manière légitime. Il doit se poser de manière informée, démocratique et transparente". Benoît Hamon, candidat socialiste à la présidentielle, a dit sur LCI : "C'est difficile d'échapper totalement au risque qu'un déséquilibré se livre à ce genres d'actes. Cela indique qu'on est dans une société qui est quand même malade". Nicolas Dupont-Aignan a écrit sur Twitter : "Près de 6M d'armes illégales circulent en France, mais Urvoas assure que les conditions sont réunies pour lever l'état d'urgence..."

18h04 - "Il s'est laisser interpeller. Il n'a semble-t-il opposé aucune résistance", poursuit la procureure lors d'un point presse.

18h01 - La procureure de la République affirme qu'il n'y a "aucun lien avec une entreprise terroriste". Les motivations du tireur semblent liées à ses "mauvaises relations" avec d'autres élèves.

17h45 - Najat Vallaud-Belkacem souligne l'action du proviseur, blessé, qui "s'est précipité" sur le tireur "pour le raisonner". Un comportement jugé "héroïque" par la ministre.

17h44 - Sur place, Najat Vallaud-Belkacem salue l'arrivée "instantanée des forces de police" qui a permis l'interpellation rapide de l'agresseur. "On peut dire que l'ensemble des élèves sont en sécurité". La ministre de l'Éducation nationale affirme qu'il "s'agit visiblement de l'acte fou d'un jeune homme fragile et fasciné par les armes à feu".

17h22 - Le procureur devrait s'exprimer à 17h30 pour donner des premiers éléments sur l'enquête.

17h09 - Pendant que le suspect tirait, le proviseur de l'établissement s'est interposé, a indiqué Christian Estrosi, président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur au micro de BFMTV. Un témoin confirme cette version, auprès de Nice-Matin : "[Il] a fait preuve d'un sang-froid incroyable (...) même après avoir été touché par un premier tir. Malgré le plomb dans le bras, il a continué à essayer de le ramener à la raison".

16h53 - Mokhtaria, 15 ans, élève en seconde générale, fumait avec des amis dans le garage à motos du lycée lorsque les tirs ont retenti. "On a entendu des coups de feu à 12H45", dit-elle dans un témoignage recueilli par l'AFP. Sa camarade Audrey poursuit : "On a été sauvées par la clope !" Mokhtaria ajoute : "On a vu plein de gens descendre en criant : 'Y'a un taré qui tire sur les gens !' On est parties en courant, plus vite que Rainbow Dash", un héros de la série Little Poney dont elle porte l'image sur son t-shirt.

16h38 - L'académie de Nice indique la levée du confinement des établissements scolaires de la ville de Grasse. Seul le lycée de la fusillade fait désormais l'objet de mesures de sécurité particulières.

16h37 - La police nationale annonce la fin de l'intervention du Raid et des démineurs. Un périmètre de sécurité reste néanmoins déployé.

16h17 - Le lycée est toujours entouré par de nombreux policiers, notamment du Raid. Sur un parking voisin, proche d'une agence du Crédit mutuel, des pompiers et des dizaines d'agents en gilet bleu marine avec l'inscription "Médiation éducative" s'affairaient auprès de nombreux lycéens regroupés là, en état de choc.

16h06 - Selon François Hollande, qui s'est brièvement exprimé face aux médias, cette fusillade et l'explosion d'une lettre piégée au siège parisien du FMI conduisent à "justifier l'état d'urgence" jusqu'au 15 juillet. La veille, le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas indiquait que les conditions étaient réunies pour une sortie de ce régime d'exception, offrant plus de pouvoirs à la police et permettant plus facilement des mesures restrictives de liberté.

16h00 - Le directeur de l'hôpital Clavary de Grasse fait le point concernant les blessés : "On a reçu 4 blessés, dont le proviseur blessé par balles au bras gauche, confiant, et s'inquiétant surtout pour ses élèves. Il y a aussi trois adolescents de 16 et 17 ans blessés par des plombs: l'un au visage et thorax, l'autre au thorax et le troisième aux jambes. Deux autres blessés doivent arriver, des ados qui se sont blessés aux mains en enjambant des grillages dans la panique".

15h45 - Selon une source policière évoquée par l'AFP, le suspect semble avoir agi seul. La piste d'une seconde personne impliquée devrait ainsi être définitivement écartée.

15h31 - Les trois personnes légèrement blessées par des plombs ont été évacuées vers un établissement hospitalier, tandis que les cinq autres présentent des blessures sans gravité causées par un mouvement de foule, a précisé un porte-parole du ministère de l'Intérieur.

15h27 - Le procureur donnera des détails sur l'enquête à 17 heures au cours d'une conférence de presse. 

15h23 - L'attaque a fait huit blessés légers, dont trois touchés par des plombs, selon le nouveau bilan officiellement communiqué par le ministère de l'Intérieur.

15h15 - Il semble que le suspect soit un élève scolarisé en classe de 1ere L. Selon nos constatations, le jeune homme a posté sur Internet des images violentes et morbides, notamment plusieurs qui correspondent à la fusillade meurtrière de Columbine (États-Unis) du 20 avril 1999. Deux étudiants américains avaient tué douze étudiants et un professeur avant de se donner la mort.

15h00 - Le ministère de l'Intérieur demande aux parents de ne pas aller chercher leurs enfants dans les écoles à proximité. Une cellule d'information a été ouverte au numéro suivant : 04.93.72.22.22.

14h42 - Selon Christian Estrosi, l'enquête ne s'oriente "pas du tout sur la voie" du terrorisme. Il précise aussi que le proviseur et deux élèves sont légèrement blessés. Un troisième élève serait en état de choc.

14h30 - D'après le porte-parole du ministère de l’intérieur Pierre-Henry Brandet : “Les opérations de police sont en cours. Elles sont à la recherche d’un éventuel complice qui aurait pris la fuite. Le jeune homme qui a tiré est un lycéen de 17 ans, scolarisé dans l’établissement. Il n’est pas connu des services de police et de renseignement. Il a tiré avec une arme longue en direction du proviseur. Il était très lourdement armé. Il y aurait 8 blessés légers au total, ils sont tous pris en charge. L’enquête judiciaire commence. Bernard Cazeneuve et Bruno Leroux, ministre de l’Intérieur, sont à Matignon.”

14h05 - D'après notre confrère du Monde Soren Seelow citant des sources policières "le suspect interpellé regardait des vidéos de tueries de masse, selon les premières constatations sur ses comptes internet".

14h00 - Axelle, élève de première dans le lycée Tocqueville témoigne sur RTL : "Des élèves nous ont demandé de sortir par la fenêtre parce qu'il y avait des tireurs dans le lycée".

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Fusillade au lycée Tocqueville de Grasse : le témoignage d'Axelle, 17 ans, élève de 1ère Crédit Média : Eva Jednak | Durée : | Date :

13h58 - Christian Estrosi, président de la région PACA a annoncé sur Twitter : "
Je viens de m'entretenir avec François Hollande. Il y aurait plusieurs blessés mais les circonstances précises restent floues à ce stade".

13h52 - Dans un tweet, le ministère de l'Éducation nationale annonce que la ministre Najat Vallaud-Belkacem va se rendre sur place à Grasse.

13h50 - Dans un tweet, Juliette Méadel, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Aide aux victimes, annonce : "Tous les élèves sont à l'abri. Je pense aux 2 blessés et aux parents. Le service public de l'aide aux victimes activé."

13h49 - "Tous les établissements scolaires de Grasse" (Alpes-Maritimes) ont été confinés, a annoncé sur Twitter le recteur de Nice Emmanuel Ethis, après une fusillade qui a fait plusieurs blessés jeudi dans un lycée. Dans un autre tweet, le recteur demande "aux parents de ne pas s'y rendre", assurant que "les élèves (sont) en sécurité". Une cellule de crise a été installée et les plans particuliers de mise en sécurité (PPMS).

13h32 - Les forces de l'ordre sont déployées sur les lieux. Le ministère de l'Intérieur en collaboration avec la préfecture et les services de police intiment aux habitants de respecter certaines consignes de sécurité données sur les chaînes de télévision, de radio et sur les comptes officiels des réseaux sociaux.

12h57 - La fusillade ferait suite à l'intrusion d'une voire deux personnes au lycée Tocqueville. On sait qu'il y a eu au moins un coup de feu. Pour l'heure, on compte au moins deux blessés légers. L'un d'eux est le proviseur du lycée.
12h30 - Coup de feu entendu dans le lycée Tocqueville de Grasse dans les Alpes-Maritimes.

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