1 min de lecture Prisons

Fleury-Mérogis : accrochages entre forces de l'ordre et surveillants pénitentiaires

Des incidents ont éclaté entre forces de l'ordre et surveillants pénitentiaires, devant la prison de Fleury-Mérogis, au matin de ce vendredi 19 janvier.

La prison de Fleury-Mérogis est le plus vaste établissement pénitentiaire d'Europe
La prison de Fleury-Mérogis est le plus vaste établissement pénitentiaire d'Europe Crédit : Philippe LOPEZ / AFP
Paul Véronique
Paul Véronique
et AFP

De violentes altercations se sont produites ce vendredi 19 janvier au matin, entre forces de l'ordre et surveillants pénitentiaires devant la prison de Fleury-Mérogis dans l'Essonne. Des querelles qui interviennent au quatrième jour de la mobilisation nationale des gardiens pour de meilleures conditions de sécurité. Alors que les gardiens bloquaient l'accès à la plus grande prison d'Europe, les gendarmes mobiles ont forcé le passage peu après 7h et tiré des gaz lacrymogènes pour évacuer les 150 manifestants.

Les surveillants avaient dressé une barricade de pneus et de palettes devant la porte de la prison, afin d'empêcher leurs collègues de prendre leur service. Peu avant 8h ces derniers ont pu intégrer le centre pénitentiaire, tandis que les manifestants étaient retenus derrière un cordon de police. "Les CRS ont chargé, ils nous ont gazés, on a essayé de tenir malgré le gaz et les coups", raconte Sacha, un surveillant de 28 ans.

De mauvaises conditions de sécurité en cause

En dépit des discussions lancées au soir du mardi 16 janvier avec la Chancellerie et la promesse d'un plan prison par Emmanuel Macron, les syndicats ont décidé de reconduire le mouvement, lancé après l'agression le 11 janvier de surveillants par un détenu jihadiste à Vendin-le-Vieil dans le Pas-de-Calais.

Jeudi 18 janvier, plus de 123 établissements ont été "mobilisés", selon l'Ufap-Unsa et la CGT. De son côté, l'administration pénitentiaire a comptabilisé 87 établissements sur 188, soit 46% du parc pénitentiaire, affectés "à des degrés divers" par cette mobilisation.
À Fleury-Mérogis, 123 détenus avaient aussi refusé de regagner leurs cellules après la promenade de la mi-journée. Finalement, ils les avaient réintégrés dans le calme, encadrés par des équipes d'intervention, selon la Direction de l'administration pénitentiaire.

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