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Femme retrouvée morte dans le Doubs : "très probablement" un féminicide

Une mère de famille était retrouvée morte, couverte de coups, vendredi soir. Son compagnon, abattu par les gendarmes, reste le principal suspect de ce meurtre.

Un brassard de police (illustration)
Un brassard de police (illustration)
Crédit : THOMAS COEX / AFP
Femme retrouvée morte dans le Doubs : la piste du féminicide
01:12
Nicolas Barreiro & AFP

Une femme de 54 ans, mère de deux filles, a été retrouvée morte dans le coffre de sa voiture dans la soirée du vendredi 23 juillet dans le Doubs. Selon le procureur de la République de Besançon, elle a "très probablement" été tuée par son compagnon. Ce dernier a ensuite été  par le tir d'un gendarme après s'être montré ultra-violent. La victime présentait des "coups multiples" au niveau de la tête qui était "violacée", ajoute le procureur.

Le compagnon de 39 ans, blessé au thorax par le tir d'un gendarme, a confié à un pompier avant de s'écrouler qu'il avait "tabassé" sa conjointe car elle l'avait "trompé", a poursuivi le procureur. L'enquête, confiée à la brigade des recherches et à la section des recherches de Besançon, doit encore lever des zones d'ombre mais "nous sommes très probablement en face d'un féminicide", a-t-il ajouté. Les autopsies des deux corps auront lieu en début de semaine.

Le corps de la quinquagénaire avait été retrouvé par des gendarmes dans le coffre de sa voiture, visiblement endommagée et stationnée au bord d'une route sur les hauteurs du village de Guillon-les-Bains, près de Besançon. Les militaires avaient été appelés pour maîtriser son conjoint qui, extrêmement excité, semait notamment la panique dans une fête du village.

Violence et légitime défense

Alertés par une personne frappée au visage avec une pierre, les pompiers ont aussi fait les frais de sa "rage" : il a frappé l'un d'eux et poursuivi en courant les soldats du feu qui rebroussaient chemin dans leur camion, selon le procureur. Lors de la fête, les villageois munis "de pelles" et de "balais" ont réussi à le mettre en fuite, a précise le procureur.

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Sur les hauteurs du village, il a voulu s'emparer d'un camion de pompiers, avant de partir dans la forêt, dans la nuit noire, et d'en revenir armé de pierres. C'est là, après les sommations d'usage, qu'un gendarme lui a tiré dessus "à une reprise", sans savoir s'il l'avait touché en raison de l'obscurité, selon le procureur. 

Le forcené a encore tenté de prendre un véhicule de gendarmerie, avant qu'une élève-gendarme n'utilise son taser pour l'arrêter. Enfin maîtrisé, il a confié à un pompier le meurtre de sa conjointe. Hospitalisé, il est décédé quelques heures plus tard à l'hôpital.

L'inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) a par ailleurs été saisie. La garde à vue du gendarme auteur du tir a été levée, selon le procureur, qui évoque de premiers "éléments concordants" permettant d'envisager un tir "de légitime défense", le forcené ayant déployé une grande violence face aux forces de l'ordre.

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