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Femme démembrée aux Buttes-Chaumont : Lakhdar M. condamné à 27 ans de prison pour avoir tué son épouse et éparpillé ses restes

La peine est conforme aux réquisitions de l'avocate générale. Quatre jours d'audience n'ont pas permis d'éclairer pleinement les raisons qui ont conduit ce "travailleur" à la vie ordinaire à tuer son épouse, Assia Matoug, un jour d'hiver 2023.

Une manifestation en hommage à Assia, tuée et démembrée par son mari, à Montreuil en 2023.

Crédit : BERTRAND GUAY / AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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Lakhdar M. a été condamné ce vendredi 10 juillet à 27 années de réclusion criminelle par la cour d'assises de Paris pour le meurtre de sa femme, Assia, dont il avait ensuite découpé le corps et éparpillé les restes dans le parc parisien des Buttes-Chaumont. La peine est conforme aux réquisitions de l'avocate générale.

"Vous avez doublé votre crime d'un sacrilège", a fait observer le président de la cour à l'énonce du verdict.

Devant la cour d'assises de Paris, quatre jours d'audience n'ont pas permis d'éclairer pleinement les raisons qui ont conduit ce "travailleur" à la vie ordinaire à tuer son épouse en l'étranglant. Puis basculer dans "un après tout à fait extraordinaire", tel que l'a décrit l'avocate générale.

Plusieurs morceaux de corps avaient été dissimulés dans des sacs ensuite jetés dans ce vaste parc du nord-est de la capitale. Le tronc avait été retrouvé dans un terrain vague de Bobigny, sur les indications du mari après être passé aux aveux lors de son interpellation quinze jours plus tard.

Une femme "en souffrance depuis plusieurs mois"

La conséquence d'une dispute, isolée, soudaine, qui a mal tourné ? La représentante de l'accusation, Sylvie Kachaner, a au contraire estimé que la victime, Assia, "était une femme en souffrance depuis plusieurs mois".

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Endettés, lui en arrêt maladie en raison d'une hernie discale, elle sans activité depuis une année, Lakhdar et Assia Matoug formaient un couple au sein duquel "une certaine rancœur s'est installée" au fil des années.

Alors que, selon l'ensemble des témoins, Assia n'avait jusqu'alors jamais subi de violences physiques de son mari, la représentante de l'accusation a fait observer qu'"il y a aussi les violences psychologiques : l'absence de communication, dans un couple, est une forme de maltraitance".

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