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À bord du porte-avions Charles de Gaulle le jeudi 9 juillet 2026.
Crédit : Nicolas Burnens / RTL
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Le porte-avions Charles de Gaulle vient d’achever un déploiement de cinq mois au Moyen-Orient, où il avait été envoyé en raison de la guerre opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël. Cette mission s’est déroulée notamment à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ 20% du pétrole mondial.
À bord, près de 1.200 marins ont assuré les opérations aériennes et la sécurité du groupe aéronaval. Les pilotes de Rafale ont effectué des missions de reconnaissance et de protection dans le golfe d’Oman et aux abords du détroit d’Ormuz. "Nous avons montré la détermination et la position de force de la France. Et quand la situation s’est apaisée, savoir se retirer et rentrer", résume le capitaine de frégate Emerand, à son retour de sa dernière mission.
L’une des manœuvres les plus délicates reste l’appontage. Les pilotes doivent viser une zone d’à peine trois mètres de large sur vingt-cinq mètres de long, parfois malgré une mer agitée, une faible visibilité ou des conditions météorologiques difficiles. Les officiers chargés de guider les avions parlent directement aux pilotes jusqu’à leur immobilisation sur le pont.
En cinq mois de déploiement, plus de 3.400 catapultages ont été réalisés, un record pour le porte-avions. Malgré ce rythme particulièrement soutenu, les Rafale français n’ont jamais eu à engager le combat et le Charles de Gaulle n’a jamais été pris pour cible par des missiles.
Sous le pont d’envol, l’activité est permanente. Dans un immense hangar, près de 500 techniciens se relaient sans interruption, sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre, pour réparer les appareils et effectuer leur maintenance préventive.
"L’objectif est de réparer les avions qui ont eu une panne, mais aussi de remplacer certains équipements avant qu’une défaillance ne survienne", explique le capitaine de vaisseau Alexandre, responsable du soutien technique aéronautique. Les équipes adaptent leurs horaires au rythme des vols, quitte à travailler jusqu’au milieu de la nuit pendant plusieurs mois.
Le Charles de Gaulle ne navigue jamais seul. Pour assurer sa protection, il a été escorté par plusieurs frégates françaises et alliées, un sous-marin nucléaire d’attaque ainsi que des bâtiments ravitailleurs, formant un groupe aéronaval capable de se déployer rapidement selon l’évolution de la situation.
La logistique a constitué un défi majeur durant cette mission, alors que les tensions régionales pesaient également sur les approvisionnements en carburant après plusieurs attaques iraniennes contre des dépôts de pétrole dans l’océan Indien. "Notre force a été notre capacité d’adaptation et notre autonomie pendant plusieurs mois, sans soutien extérieur", souligne le capitaine de vaisseau Ghislain, chef d’état-major du groupe aéronaval.
Le porte-avions fait désormais route vers Toulon, son port d’attache. Mais la présence militaire française dans la région se poursuit : deux chasseurs de mines restent déployés près du détroit d’Ormuz aussi longtemps que l’évolution de la situation l'exigera.
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