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Escroquerie : 1,7 million d'euros d'allocations sociales détourné dans le Nord

La police a démantelé un réseau de Roms qui constituaient des faux dossiers d'autoentrepreneurs pour détourner environ 1,7 million d'euros d'allocations sociales.

Caisse des allocations familiales (illustration)
Caisse des allocations familiales (illustration)
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Thibaut Deleaz & AFP

1,7 millions d'euros. C'est le préjudice estimé d'un réseau de fraude aux allocations sociales dans le Nord qui a été démantelé. Trois personnes ont été mises en examen pour escroquerie en bande organisée, selon des sources proches de l'enquête.

Leur méthode était bien rodée. Des jeunes femmes se déclaraient autoentrepreneuses dans le recyclage des métaux. Elles déclaraient alors des fausses prises en charge par le régime social des indépendants (RSI). Par ailleurs, des dossiers entièrement fictifs, avec des "faux certificats de naissance, des fausses cartes d'identité roumaine", étaient constitués. L'argent détourné était transféré en Roumanie et en partie investi dans l'immobilier.

Les trois Roumains, deux hommes et une femme âgés de 27 ans, ont été mis en examen et sont considérés comme étant les têtes pensantes du réseau. "Le clan était à la manœuvre des constitutions de dossiers pour autrui et évidemment gardait le principal des allocations, ne laissant que quelques miettes aux personnes qui constituaient les dossiers", explique une source proche de l'enquête.

Une autre fraude dans l'Est

Ce sont les agents de la Caisse d'allocations familiales (Caf) et du RSI qui ont signalé mi-2017 une augmentation anormale de créations de dossiers d'autoentrepreneurs dans la région. 

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L'enquête a permis de remonter le réseau, qui avait depuis quitté le Nord. Certains étaient partis vers la Roumanie, tandis que d'autres s'étaient installés dans l'Est de la France en mettant à nouveau en oeuvre leur escroquerie. L'une des trois personnes mises en examen était par ailleurs déjà incarcérée, soupçonnée d'agressions sexuelles sur mineurs.

Lors de perquisitions menées lundi 15 et mardi 16 octobre, les enquêteurs ont mis la main sur "de nombreux dossiers de même nature et toute une série de faux documents". Le préjudice estimé pour la Caf de Strasbourg serait d'un peu moins de 100.000 euros.

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