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En passe d'être licenciés, des dizaines d'attachés parlementaires vont saisir les prud'hommes

Parmi les centaines d'attachés parlementaires en passe de perdre leur emploi, après le second tour des élections législatives, plusieurs dizaines vont saisir les prud'hommes pour "faire respecter le droit".

Des députés à l'Assemblée nationale (image d'illustration)
Des députés à l'Assemblée nationale (image d'illustration) Crédit : BOHAC YANN/SIPA
Maxime Magnier

Le grand renouvellement de la vie politique ne fait pas que des heureux, notamment chez les attachés parlementaires. Ces derniers, dont près de 1.500 devraient perdre leur emploi après le second tour des élections législatives et la victoire massive de La République en Marche qui se profile, comptent plaider leur cause auprès du tribunal des Prud'hommes, selon Le Parisien. Ils espèrent obtenir la requalification de leur licenciement, et donc obtenir de meilleures indemnités.

D'après les informations du quotidien, la questure (les services administratifs, ndlr) de l'Assemblée nationale anticipait 1.200 ruptures de contrat dans ses budgets. Un chiffre qui devrait être largement revu à la hausse, comme le révèle un des responsables du syndicat national des assistants parlementaires SNCP-FO, pour qui au lendemain du 18 juin, "ils seront vraisemblablement près de 1.500 à perdre leur emploi".

Si la questure du Palais-Bourbon impose aux députés, depuis plusieurs dizaines d'années, d'invoquer le motif "personnel", et non pas "économique" pour justifier le licenciement de leurs assistants, lorsqu'ils perdent leur mandat, "entre 70 et 80 attachés parlementaires devraient saisir prochainement les prud'hommes pour faire respecter le droit", annonce le SNCP-FO.

"Il ne s'agit pas de réclamer des dommages et intérêts aux députés, mais de demander aux prud'hommes de requalifier la rupture du contrat en licenciement économique pour permettre aux collègues de partir dans de meilleures conditions", explique le responsable du syndicat, Mickaël Levy, avant de préciser : "si c'est un motif personnel vous touchez 53 % de votre salaire brut, pour raison économique c'est 75 %".

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