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Disparition d'Estelle Mouzin : les fouilles se poursuivent dans les Ardennes

Les fouilles ont repris dans les Ardennes, ce lundi 26 avril, pour tenter de retrouver le corps d'Estelle Mouzin. L'ex-épouse de Michel Fourniret, a fait office de "guide".

L'avis de recherche, partagé à l'époque de la disparition de la fillette.
L'avis de recherche, partagé à l'époque de la disparition de la fillette. Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / Archives / AFP
Charline Vergne et AFP

Ce lundi 26 avril, les fouilles ont repris, dans les Ardennes, pour tenter de retrouver les restes d'Estelle Mouzin. Alors que le tueur en série, Michel Fourniret, a avoué le meurtre de la fillette, son ex-épouse, Monique Olivier, a fait office de "guide". De quoi raviver l'espoir d'un dénouement.

Cette dernière a déclaré, auprès de son avocat Richard Delgenes, que "pour elle" et "à quasiment 100%", le chemin autour duquel se sont activés les enquêteurs, "était bien" celui emprunté par Michel Fourniret, en 2003, pour faire disparaître le corps d'Estelle Mouzin. Au moment des faits, la fillette était âgée de 9 ans. 

Le chemin en question se trouve dans un bois communal, au sein du village d'Issancourt-et-Rumel. Monique Olivier a été placée sous la conduite de la juge d'instruction, Sabine Kheris. C'est auprès d'elle que l'ancienne épouse de Michel Fourniret avait admis, pour la première fois, le 1er avril dernier, avoir joué un rôle dans la séquestration de l'enfant

La petite fille a été enlevée il y a 18 ans, sur le chemin de l'école, à Guermantes, en Seine-et-Marne. Sur place, deux pelleteuses ont retourné lentement la terre, suivies par un archéologue. Par ailleurs, un drone a été actionné. L'avocat des parents d'Estelle, Maître Seban, se trouvait aussi sur place. 

"Pas de détails précis"

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"On a des éléments qui permettent de penser, avec suffisamment d'optimisme, que le corps d'Estelle Mouzin serait à cet endroit-là", a confié Richard Delgenes à l'AFP. Sa cliente, Monique Olivier, a d'ailleurs confirmé ce lundi 26 avril, son emploi du temps, avec son ex-époux, le jour de l'éventuel enterrement de la fillette. "Elle l'aurait récupéré dans l'après-midi. Ils seraient repartis ensemble pour aller chercher le corps d'Estelle Mouzin et l'enterrer".

De son côté, Maître Seban a déclaré à l'AFP : "Il faut peut-être un tout petit peu de chance" parce que "le terrain est quand même immense, et on n'a pas de détails précis sur l'endroit où aurait été enterrée Estelle [...] C'est du pas à pas". Avant d'ajouter qu'il est également "compliqué d'interroger Monique Oliver, parce qu'à la fois c'est une personne âgée maintenant, et par ailleurs elle répond lentement. Elle se pose toujours la question des conséquences de ce qu'elle dit".

Ils "continuent leur travail de perversion"

Début avril, les enquêteurs avaient déjà commencé à fouiller le secteur, en se basant sur les indications de Monique Olivier. Pour faciliter les recherches, ils l'ont déboisé, jusqu'à la semaine passée. Ce lundi 26 avril, les gendarmes ont bloqué, en début de matinée, l'accès à ce pan de forêt. Le site se situe à quatre kilomètres de Ville-sur-Lumes. C'est là-bas, selon le témoignage de Monique Olivier, que Michel Fourniret aurait séquestré, violé et tué Estelle, dans une maison appartenant à sa sœur. En mars 2020, le tueur en série avait avoué sa responsabilité dans cette affaire. Il a ensuite été mis en examen

Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, le père d'Estelle Mouzin s'est dit prudent face à ces nouvelles recherches. Jusqu'à présent, celles-ci se sont aussi heurtées à la mémoire chancelante et à la santé fragile de Michel Fourniret, hospitalisé à l'âge de 78 ans depuis le mois de novembre. Avec son ex-femme, ils "continuent leur travail de perversion en donnant des informations erronées, volontairement ou en raison de leur état de santé", a estimé le père de la victime.

Une nouvelle piste pour les enquêteurs

Par ailleurs, des vérifications vont aussi avoir lieu sur les indications d'un retraité, Daniel Delogne, qui habite à proximité immédiate du secteur des fouilles. Selon une source proche du dossier, qui s'est confiée à l'AFP, l'homme aurait aperçu "une dépression [...] très proche du périmètre des fouilles retenu", selon une source proche du dossier ; ce qui confirme une information de LCI et de L'Ardennais. Le témoin aurait indiqué avoir remarqué dans une "sapinière" un endroit "affaissé" d'environ "1,20 sur 1,30 m". 

Mais "jusqu'à preuve du contraire, c'est Monique Olivier qui est sur les lieux et ce sont ses indications qui sont à prendre au sérieux et pas le reste", a tenu à nuancer Maître Richard Delgenes.

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