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Deux Français mis en examen pour avoir piraté le compte bancaire d'un ministre congolais

Les deux suspects auraient effectués entre 60 et 75 virements vers le Royaume-Uni, l'Irlande, l'Autriche et la France. Plus de 400.000 euros ont été dérobés au ministre.

Une agence bancaire de la Société Générale (illustration)
Une agence bancaire de la Société Générale (illustration)
Crédit : ERIC PIERMONT / AFP
Nicolas Barreiro & AFP

Un homme et une femme, soupçonnés d'avoir piraté le compte bancaire d'un ministre du Congo-Brazzaville, ont été mis en examen notamment pour "escroquerie et blanchiment en bande organisée", a-t-on appris le vendredi 21 mai de sources judiciaire et proche de l'enquête, confirmant une information du journal Le Parisien.

L'homme a été placé en détention provisoire à l'issue de sa mise en examen le 12 mai pour "accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données, escroquerie et blanchiment en bande organisée", a précisé une source judiciaire. Agé de 41 ans, il avait été interpellé le 10 mai à son domicile en Seine-Saint-Denis, a ajouté une source proche de l'enquête.

La femme, 43 ans, soupçonnée d'être sa complice et poursuivie pour les mêmes infractions, avait été interpellée fin mars et placée sous contrôle judiciaire à l'issue de sa mise en examen le 31 mars.

Un préjudice de plus de 400.000 euros

"Entre 60 et 75 virements", vers des "comptes au Royaume-Uni, en Irlande, en Autriche et en France", ont été frauduleusement opérés depuis le compte d'un ministre congolais en exercice "pour un montant de plus de 400.000 euros", selon la source proche de l'enquête. 

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La femme, déjà connue pour des faits d'escroquerie, serait la bénéficiaire des virements illicites réalisés vers la France et aurait retiré "en espèces une dizaine de milliers d'euros", indique Le Parisien.

La Société générale a déposé plainte et une enquête, confiée à la Brigade des fraudes aux moyens de paiement (BFMP), a été ouverte. L'homme conteste les faits, selon Le Parisien qui précise que des faux papiers d'identité et quatre téléphones portables ont été saisis à son domicile.

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