2 min de lecture Faits divers

Corse : deux villas de l'homme d'affaires Pierre Ferracci ciblées par un attentat

Deux villas corses de l'homme d'affaires, au cœur d'un conflit judiciaire pour avoir été édifiées sans permis dans un site protégé, ont été la cible d'un attentat aux bouteilles de gaz dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 décembre.

Les villas corses de Pierre Ferracci ont été la cible d'un attentat.
Les villas corses de Pierre Ferracci ont été la cible d'un attentat. Crédit : PATRICK KOVARIK / AFP
Sarah Ugolini
Sarah Ugolini
et AFP

Deux villas corses de l'homme d'affaires Pierre Ferracci, au cœur d'un conflit judiciaire pour les avoir édifiées sans permis dans un site protégé, ont été la cible d'un "attentat" aux bouteilles de gaz dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 décembre. L'une d'entre elles a été endommagée selon le parquet d'Ajaccio.

"Pour l'heure, il n'y a pas de revendication" à cet "attentat sur les villas Ferracci", a déclaré à la procureure de la République adjointe d'Ajaccio, Françoise Mariaux, précisant qu'elle comptait se rendre sur les lieux, dans la baie de Rondinara (Corse-du-Sud). "Une partie de l'habitation a été dégradée mais il n'y a pas de blessés", a-t-elle ajouté, indiquant que les investigations étaient en attente de la sécurisation des lieux qui doit être effectuée par les démineurs.

Au moins deux bonbonnes de gaz ont été déposées : "au moins une a explosé" et une autre a été retrouvée intacte. L'une des villas, qui étaient inoccupées, a subi "des dégâts importants". Les gendarmes ont été alertés par un appel téléphonique. L'enquête a été confiée à la section de recherche de la gendarmerie.

Deux villas construites sans permis de construire

Ces villas, construites par Pierre Ferracci, président du Paris Football Club et réputé proche du président de la République Emmanuel Macron, sont au cœur d'un conflit judiciaire. L'entrepreneur avait été condamné en appel, en juillet 2017, à un million d'euros d'amende pour leur construction sans permis de construire. La Cour de cassation avait finalement annulé cette décision en mars 2019 et ordonné un nouveau procès.

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La justice n'avait cependant pas ordonné la démolition de la piscine et des deux maisons, construites sur des espaces naturels remarquables de la plage de la Rondinara, près de Bonifacio, au grand dam des associations de défense de l'environnement, dont U Levante, qui avait saisi la Cour de cassation. Plusieurs rassemblements avaient eu lieu en Corse fin juillet et début août 2017 pour demander la démolition des villas et la remise en état du site.

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