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Collision à Millas : les techniques d'enquête pour tenter d'expliquer le drame

INVITÉ RTL - De nombreuses questions restent en suspens après la collision mortelle entre un car scolaire et un train dans les Pyrénées-Orientales. Les explications du colonel Touron, directeur de l'IRCGN.

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Collision à Millas : les techniques d'enquête pour tenter d'expliquer le drame Crédit Image : AFP / Pascal Pavani | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Yves Calvi et Loïc Farge

Le bilan de la terrible collision de Millas s'est encore alourdi lundi 18 décembre. La préfecture des Pyrénées-Orientales a annoncé en début de soirée le décès d'une collégienne, portant à six le nombre d'enfants tués dans cet accident entre un autocar scolaire et un train régional.

On déplore toujours dix-sept blessés. Parmi eux, cinq sont encore entre la vie et la mort. Les élèves de Saint-Féliu-d'Avall sont retournés lundi au collège, "la boule au ventre", pour une dernière semaine de cours avant Noël qui sera marquée par la cérémonie d'obsèques.

Alors que le procureur de Marseille reçoit ce mardi 19 décembre dans l'après-midi les familles des victimes, les enquêteurs continuent leur travail minutieux sur le terrain, à la recherche du moindre indice. C'est une mission quasi-scientifique qui est confiée aux experts de la Gendarmerie. Retour sur leurs outils et leurs méthodes.

La scène figée par numérisation

Quels sont les premiers gestes quand on arrive sur une scène d'accident ? "La première chose est de faciliter l'intervention des secours", explique sur RTL le colonel Patrick Touron, directeur de l'Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN). "Cette aide est totalement maîtrisée, c'est la raison pour laquelle nous la conduisons", précise-t-il.

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"Tout de suite après cette phase, nous procédons à ce que nous appelons les constatations : cela consiste à figer la scène d'accident, de manière à pouvoir utiliser les indices trouvés dans le cadre de la recherche de la vérité au procès pénal", poursuit-il.

Quid quand il n'y a pas de vidéosurveillance, comme c'était le cas à Millas ? "Traditionnellement, il y a eu le crayon, puis l'appareil-photo et la caméra vidéo. À l'heure actuelle, on est dans l'époque de la numérisation de la scène d'infraction", rappelle Patrick Touron.

"Chaque centimètre cube d'un espace est numérisé, de manière ensuite à y revenir et à vérifier le positionnement de chaque élément", indique-t-il. "Grâce à cela on peut se mettre, par exemple, dans la position des conducteurs, refaire le trajet et voir ce qu'ils voient", dans la perspective d'une confrontation avec les témoignages.

Transfert de matière

Comment faire "parler" les barrières, dans le cas de Millas ? "Quoi qu'il arrive maintenant, on sera capable de voir comment elles étaient au moment où on est arrivé sur les lieux", dit l'expert.

Il rappelle un grand principe de base de criminalistique : lorsqu'il y a un contact, il y a un transfert de matière. "Si les barrières ont été en contact avec le car, il suffit de regarder à quel endroit et s'il y a eu échange de matière", affirme-t-il.

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