2 min de lecture Gilets jaunes

Christophe Dettinger : la nouvelle vie de l'ex-boxeur qui "restera toujours 'gilet jaune'"

DOCUMENT RTL - L'ex-boxeur, condamné à un an de prison ferme, purge sa peine en semi-liberté depuis un mois. Symbole des violences des "gilets jaunes", il "ne veut pas être trop reconnu" désormais.

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En semi-liberté, Christophe Dettinger raconte sa nouvelle vie sur RTL Crédit Image : Vincent Serrano / RTL | Crédit Média : RTL | Date :
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Vincent Serrano
édité par Cassandre Jeannin

Le 5 janvier dernier, Christophe Dettinger s'en prenait à deux gendarmes en marge d'une manifestation des "gilets jaunes". Condamné à un an de prison ferme, il purge sa peine en semi-liberté depuis un mois. L'ex-boxeur témoigne sur RTL, il nous raconte les coulisses de sa nouvelle vie.

La rencontre avec l'un des symboles des violences des manifestations des "gilets jaunes", Christophe Dettinger, a eu lieu au parc de Chamarande, dans l'Essonne, là où il avait l'habitude de se balader avec ses enfants avant d'être incarcéré. L'ancien boxeur porte des lunettes de soleil. Sa femme, Karine, explique qu'il "ne veut pas être trop reconnu". Et c'est pourtant ce qu'il se passe tout au long du rendez-vous. Des personnes lui font des signes de la main, de la tête et il répond, timidement, même s'il a maintenant l'habitude de cette notoriété.

Karine Dettinger confie que la dernière fois qu'ils sont allés faire des courses ensemble, "c'était un enfer". Des dizaines de personnes venaient prendre des photos avec lui, ou lui serraient la main. Voilà à quoi ressemble la nouvelle vie du couple dans la rue. Mais c'était la même chose en prison.

D'ailleurs la prison dans laquelle se trouvait Christophe Dettinger reçoit, encore aujourd'hui, 30 à 40 courriers par semaine. Ce sont des dessins, des montages de lui en boxeur, des pin's gilets jaunes mais aussi des chèques envoyés à la boîte postale créée par sa femme. Ils serviront à payer les frais d'avocats.

À quoi ses journées ressemblent-elles ?

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Travail, prison, voilà comment Christophe Dettinger résume sa vie en semi-liberté. La semaine, il sort à 7h du matin, il récupère sa voiture garée devant la sortie et embauche à 8h jusqu'à 17h30. À la fin de journée, il retourne en prison au centre de semi-liberté de Corbeil-Essonnes pour 18h30. 

Le week-end, il a une permission de sortie à 10 heures. En deux mois, il a eu l'occasion de se rendre une fois au restaurant, de faire une seule partie de jeu vidéo de 15 minutes avec son fils. L'après-midi, sa famille, ses amis passent le voir alors qu'il regarde sa montre toutes les 10 minutes. Il est hanté par le fait de ne pas rentrer au centre avant 18h. 

Et les "gilets jaunes" dans tout ça ?

"Je suis 'gilet jaune' et je resterai 'gilet jaune'", c'est de ce sujet là dont il parle le plus librement et sans filtre. Mais avec tout ce monde qui vient le voir le weekend, il dit ne pas avoir le temps de regarder la télévision. Il n'envisage pas non plus d'aller manifester, il est interdit de séjour à Paris. 

Après 1h30 d'entretien, quand on lui demande si'l a autre chose à ajouter, il répond : "Vive les Gilets jaunes !"

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