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Chemise arrachée à Air France : un procès placé sous le signe de la confusion

REPLAY - Au premier jour du procès sur la retentissante affaire de la "chemise arrachée", mardi 27 septembre à Bobigny, le président a dû faire face à une ambiance houleuse et à des victimes incapables de nommer les responsables de l'agression.

Christophe Pacaud RTL Grand Soir Christophe Pacaud
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"Chemise arrachée" : un procès placé sous le signe de la confusion Crédit Image : KENZO TRIBOUILLARD / AFP | Crédit Média : Cindy Hubert / RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Cindy Hubert et La rédaction numérique de RTL

Le tribunal correctionnel de Bobigny, en Seine-saint-Denis, juge depuis mardi 27 septembre quinze militants syndicaux d'Air France dans la retentissante affaire de la "chemise arrachée". Cinq sont poursuivis pour "violence en réunion" et dix pour "dégradation". Un procès à l'ambiance surréaliste. En effet, une quinzaine de militants étaient présents sur les bancs du prétoire pour soutenir les prévenus. Le président a d'ailleurs eu le plus grand mal à tenir une audience entrecoupée de rires bruyants, d'applaudissements et d'invectives. 

Sur le fond, la première journée s'est révélée plutôt cruelle pour l'accusation. Trois personnes sont soupçonnées d'avoir arraché la chemise des deux directeurs, mais tout ou presque repose sur des images vidéo qui ne durent que quelques fractions de secondes. Un laps de temps durant lequel on peut apercevoir au milieu de la foule une main tendue, une autre main qui semble frôler la veste ou encore un homme qui touche le bras du DRH. Les trois salariés répètent qu'ils n'ont pas participé au lynchage, mais qu'il ont tenté au contraire de protéger les dirigeants de la foule.

Sauver sa peau

À la barre, Xavier Broseta, le DRH, et Pierre Plissonnier, responsable des long-courriers, haussent les épaules. Ces derniers sont bien incapables de dire qui est responsable de l'agression. Il ne reste que les images terribles diffusées dans le monde entier. Les deux hommes parlent de leur sentiment d'avoir eu à sauver leur peau. Les réquisitions sont attendues mercredi 28 septembre dans la matinée.

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Après avoir forcé le portail d'accès au siège de la compagnie aérienne à Roissy, le 5 octobre dernier, une centaine de manifestants avait envahi la salle où la direction était en train de présenter le plan en comité central d'entreprise. Xavier Broseta et Pierre Plissonnier avaient été malmenés lors d'un mouvement de foule, de même que certains des vigiles assurant leur protection. Puis, alors qu'ils tentaient de fuir, leurs chemises avaient été arrachées par la foule hostile, massée à l'extérieur du bâtiment. 

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2016-09-28 04:30:00
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