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Une vidéo montre un sans-domicile fixe de 29 ans être jeté au sol par un policier le 21 juin à Carcassonne.
Crédit : Nicolas Guyonnet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Le parquet de Carcassonne a annoncé, ce lundi 14 septembre, l'ouverture d'une enquête judiciaire pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique" après la diffusion, sur les réseaux sociaux, d'une vidéo montrant un policier projeter un homme au sol.
Selon un communiqué de la procureure de la République, Géraldine Labialle, la vidéo a été portée à la connaissance du parquet le 13 septembre. La veille, le député insoumis, Thomas Portes, avait publié la vidéo en question sur son compte X. "Après les propos racistes, les violences policières. À Carcassonne, la police est hors de contrôle !", a commenté l'élu de la 3ᵉ circonscription de Seine-Saint-Denis
Les faits remontent au 21 juin 2026. Ils se sont produits lors de l'interpellation d'un tiers pour "nuisances sonores réitérées", "outrage", "rébellion" et "violences volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique". L'homme de 29 ans projeté au sol, sans domicile fixe depuis l'âge de 16 ans, ne faisait pas l'objet de cette interpellation et n'avait pas déposé plainte.
La vidéo montre un fonctionnaire de la police nationale qui intervient ce jour-là avec des membres de la police municipale, saisir par derrière un jeune vêtu d'un débardeur kaki et d'un short bleu qu'il projette violemment par terre.
Le jeune dont la tête a heurté le sol avec force se tient le crâne pendant quelques instants, avant d'être relevé par les policiers, sous les invectives d'un groupe de personnes choquées par l'action des policiers.
Le parquet précise que cet homme a été retrouvé en arrêt cardiaque le 3 juillet sur son campement. Une enquête en recherche des causes de la mort avait alors été ouverte. D'après les conclusions de l'autopsie réalisée le 9 juillet, "toute lésion traumatique suspecte en faveur de l'intervention d'un tiers" est exclue. Les éléments médico-légaux privilégient une cause toxique, dans un contexte d'antécédents connus de polytoxicomanie.
"À ce jour, en l'état des investigations, il n'existe donc aucun lien de causalité entre les faits filmés et le décès survenu 13 jours après", souligne encore le communiqué.
Le policier mis en cause exerce à la brigade de nuit du commissariat de Carcassonne. Le parquet indique avoir saisi, dès le 13 septembre, l'antenne de Marseille de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).
Cette affaire intervient dans un contexte déjà tendu à Carcassonne autour des pratiques policières. Ces derniers jours, une autre vidéo a provoqué un scandale après la diffusion de propos racistes, islamophobes et sexistes attribués à un agent de la police municipale. Cette séquence a ravivé les critiques sur les méthodes de certains agents dans la ville, où plusieurs habitants et anciens policiers municipaux dénoncent depuis des années des pratiques jugées brutales.
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