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Un policier se tient à l'entrée du quartier général de la police municipale de Carcassonne, dans le sud de la France, le 9 septembre 2026. (Illustration)
Crédit : Ed JONES / AFP
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C'est un scandale dont le Rassemblement national se serait bien passé à quelques mois de la présidentielle. À Carcassonne, quatre policiers municipaux ont été suspendus, ce mercredi 9 septembre, après la diffusion d'une vidéo enregistrée fin 2025, dans laquelle on peut entendre les quatre fonctionnaires tenir des propos racistes, sexistes et complotistes. L'un des agents mis en cause appartenait au service d'ordre du RN.
L'enquête judiciaire, toujours en cours, porte notamment sur des faits de diffamation envers un groupe de personnes en raison de leur origine, de leur sexe ou de leur orientation sexuelle. Les propos révélés sont particulièrement violents, avec des insultes racistes répétées et la reprise d'une théorie complotiste visant, notamment, Brigitte Macron.
Face à la polémique, le RN a choisi une réponse immédiate et ciblée : l'exclusion de l'agent concerné. Le parti dit avoir procédé à sa radiation du service d'ordre et à son exclusion, tout en condamnant "avec la plus grande fermeté" des propos "pénalement répréhensibles". Une manière de tenter de refermer rapidement l'affaire.
Sur le terrain, les équipes du parti s'emploient surtout à contenir les dégâts. Le maire RN de Carcassonne, Christophe Barthès, a dénoncé des propos "à vomir et inexcusables", tout en évoquant une "volonté de nuire à la nouvelle équipe municipale". Ses soutiens rappellent que la vidéo remonte à novembre 2025, avant son élection.
Jean-Philippe Tanguy a dénoncé une "désinformation scandaleuse" et insiste sur la responsabilité de l'ancienne municipalité, accusée d'avoir eu connaissance des faits sans y donner suite.
Même ligne de défense chez Louis Aliot. Le maire de Perpignan, proche de Marine Le Pen, rejette l'idée que le RN attirerait davantage de profils racistes que les autres partis. "Des racistes, il y en a partout, dans tous les partis", a-t-il affirmé, ce jeudi, sur France Info, en dénonçant un "focus sur une mairie RN". Comme souvent dans ce genre de situation, le parti semble chercher à présenter cette nouvelle affaire comme un cas isolé.
C'est précisément ce que contestent les adversaires du RN, depuis la publication de cette vidéo. Gabriel Attal y voit l'image de "la haine désinhibée et encouragée". Bernard Cazeneuve estime, lui, que les efforts du RN pour se dédiaboliser ne changent pas "la nature profonde de cette organisation".
Même son de cloche chez les Insoumis. Le coordinateur national, Manuel Bompard, accuse le RN de n'avoir rien changé sur le fond : "Que ceux qui passent leur temps à dédiaboliser le Rassemblement national ouvrent les yeux : rien n'a changé dans ce parti infesté par le racisme et le fascisme".
Dans cette séquence, deux silences pèsent particulièrement : celui de Jordan Bardella, président du RN, et celui de Marine Le Pen, candidate putative à la présidentielle. Ni l'un ni l'autre ne se sont, à ce stade, exprimés publiquement.
Mais au sommet du parti, les deux voix les plus attendues manquent toujours à l'appel. En effet, ni Jordan Bardella, président du parti, ni Marine Le Pen, candidate putative à la présidentielle, ne se sont exprimés publiquement à ce stade.
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