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Canada : la France refuse d'extrader un prêtre accusé d'agressions sexuelles

Alors qu'il fait l'objet d'un mandat d'arrêt au Canada, Joannes Rivoire ne sera pas extradé en raison de sa nationalité française.

Le ministère de la Justice, place Vendôme à Paris, le 25 mars 2010 (illustration)
Le ministère de la Justice, place Vendôme à Paris, le 25 mars 2010 (illustration)
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Alexandre Bozio & AFP

Le ministère de la Justice a tranché. Une délégation d’Inuits a récemment fait le voyage depuis le Canada vers la France afin de demander à la Chancellerie l’extradition d’un prêtre français accusé d'agressions sexuelles remontant aux années 1960. Malgré le déplacement de ce groupe composé de cinq membres, dont une victime présumée et de deux enfants d'une victime présumée, le ministère de la Justice a refusé ce mardi la demande, expliquant à l’AFP que "conformément à sa tradition constitutionnelle, la France n’extrade pas ses nationaux".

Cette requête concernait Joannes Rivoire, un prêtre de 92 ans résidant désormais à Lyon et qui possède la double nationalité franco-canadienne. Il est notamment accusé d’avoir sexuellement agressé des jeunes Inuits lorsqu’il était en mission dans le Grand Nord canadien dans les années 1960. Après un premier mandat d'arrêt entre 1998 et 2017 pour agressions sexuelles sur trois mineurs, il fait dorénavant l'objet d'un second mandat d'arrêt au Canada depuis le mois de février, après le dépôt d'une nouvelle plainte. Il a toujours nié les faits qui lui étaient reprochés.

Malgré ce refus d’extradition, le ministère de la Justice français a indiqué à l’AFP avoir "demandé tous les éléments permettant d’établir les faits et d’interrompre le délai de prescription de l’action publique". La Chancellerie a aussi affirmé être prête à "répondre à toute demande d’entraide judiciaire que lui formulerait le Canada ou, le cas échéant, à agir dans le cadre d’une dénonciation des faits qui lui serait formulée".

Durant leur séjour en France, les Inuits ont rencontré Antoine Garapon, le président de la Commission reconnaissance et réparation (CRR). Cette association vient en aide aux victimes d’abus sexuels commis par des religieux en les accompagnant dans les demandes de réparation et les démarches juridiques. Dans ce cas précis, ils n’ont pas demandé d’argent, mais "ils sont intéressés par un travail de mémoire avec des historiens sur ce moment d'histoire sombre, sur la réalité des faits passés et l'inaction de la communauté", a déclaré Antoine Garapon.

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