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Algorithmes, négationnisme, deepfakes sexuels : perquisition en cours dans les locaux français de X, Elon Musk convoqué

Coup de tonnerre dans l'univers cyber: Elon Musk, propriétaire du réseau social X, est convoqué pour être entendu le 20 avril par la justice française dans l'enquête sur les dérives présumées de sa plateforme, dont les locaux français sont en cours de perquisition. Ces investigations sont menées avec l'unité nationale cyber de la gendarmerie et Europol dans le cadre d'une enquête ouverte en janvier 2025.

Le logo du réseau social X (ex-Twitter)

Crédit : Nicolas TUCAT / AFP

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Aymeric Parthonnaud

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Une perquisition est "diligentée dans les locaux français" de la plateforme X par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, a indiqué ce dernier ce 3 dévrier 2026 sur ses réseaux sociaux.  Ces investigations sont menées avec l'unité nationale cyber de la gendarmerie et Europol dans le cadre d'une enquête ouverte en janvier 2025, poursuit le parquet de Paris.

La plateforme X est visée par une enquête préliminaire, partie de signalements début 2025 dénonçant un biais dans ses algorithmes. L'enquête a été ensuite élargie, après d'autres signalements à l'été 2025 notamment. Ces alertes dénonçaient le fonctionnement de Grok, l'intelligence artificielle de la plateforme, ayant conduit à la diffusion de contenus négationnistes et de deepfakes à caractère sexuel.

"Une perquisition est diligentée dans les locaux français de X par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris avec @CyberGEND et @Europol dans le cadre de l'enquête ouverte en janvier 2025", écrit l'institution avant d'ajouter l'annonce de son départ du réseau social dirigé par Elon Musk, anciennement Twitter : "Le parquet de Paris quitte X. Retrouvez-nous sur LinkedIn et Instagram".

"Parallèlement, des convocations aux fins d’auditions libres le 20 avril 2026 à Paris ont été envoyées à Monsieur Elon Musk et à Madame Linda Yacarino, en leur qualité de gérant de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits, fait savoir le parquet de Paris. 

À écouter aussi

Des salariés de la plateforme X sont également convoqués la semaine du 20 du 24 avril 2026 pour être entendus en qualité de témoin. Les auditions libres des dirigeants doivent leur permettre d’exposer leur position sur les faits et le cas échéant les mesures de mise en conformité envisagées. La conduite de cette enquête s’inscrit à ce stade dans une démarche constructive, dans l’objectif de garantir in fine la conformité de la plateforme X aux lois françaises, dans la mesure où elle opère sur le territoire national."

Algorithmes, négationnisme et deepfakes sexuels

Dans un communiqué de presse publié le 11 juillet 2025, la procureure de Paris, Laure Beccuau, avait indiqué que la "section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris avait reçu deux signalements émanant respectivement d'un député et d'un haut responsable d'une institution publique française". 

"Ces signalements faisaient état de l'utilisation supposée de l'algorithme de X (ex-Twitter) à des fins d'ingérence étrangère", complétait la magistrate. Sur le fondement de vérifications, de contributions de chercheurs français et d'éléments apportés par différentes institutions publiques, le parquet de Paris a saisi le 9 juillet 2025 la direction générale de la Gendarmerie nationale d'une enquête ouverte à l'encontre de la plateforme X, personne morale et personnes physiques. Les investigations porteront, notamment, sur les infractions suivantes : altération du fonctionnement d'un système de traitement automatisé de données en bande organisée et extraction frauduleuse de données d'un système de traitement automatisé de données en bande organisée."

In fine, le parquet de Paris analyse des faits qui portent sur les infractions suivantes : complicité de détention d’images de mineurs présentant un caractère pédopornographique, complicité de diffusion, offre ou mise à disposition en bande organisée d'image de mineurs présentant un caractère pédopornographique, atteinte à la représentation de la personne (deepfake à caractère sexuel), contestation de crime contre l’humanité (négationnisme), extraction frauduleuse de données d’un système de traitement automatisé de données en bande organisée, falsification du fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données en bande organisée et administration d'une plateforme en ligne illicite en bande organisée.

Plusieurs polémiques ont en effet attiré l'attention des élus et de la justice depuis plusieurs mois. En janvier 2025, des députés ont signalé des "algorithmes biaisés". Juin 2025, Le Monde rapportait un ciblage publicitaire sur des critères interdits par la législation européenne. En juillet, le parquet avait demandé à la plateforme américaine l'accès à son algorithme pour effectuer des investigations sans jamais recevoir de réponse officielle du réseau social. En novembre 2025 et janvier 2026 se sont ajoutés des propos négationnistes tenus par Grok, l'intelligence artificielle de X et des deepfakes sexuels voire pédocriminels conçus par la même IA.

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