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Bordeaux : une patrouille de police violemment prise à partie dans un quartier sensible

Une patrouille de police a été violemment prise à partie dimanche soir à Bordeaux, aux Aubiers, un quartier sensible de la ville.

Un agent de la police nationale (illustration)
Un agent de la police nationale (illustration)
Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
William Vuillez
William Vuillez
Journaliste

Vers 19h45 ce dimanche 23 mai 2021, une voiture de police qui patrouillait dans le quartier des Aubiers à Bordeaux, a vu "sa lunette arrière brisée", par un jet de projectile, a appris l'AFP de source policière. "Nous avions à faire face à une vingtaine-trentaine de personnes qui ont commencé à harceler les forces de l'ordre avec des jets de projectiles, des tirs de mortiers d'artifice, des objets lancés depuis les coursives d'immeubles, notamment des caddies", a précisé cette source à l'AFP. 

"Des effectifs ont été engagés en renfort, avec l'intervention de 25 à 30 policiers, pour rétablir le calme", en faisant notamment usage de gaz lacrymogène. Les incidents ont duré "une peu plus d'une heure, une personne a été interpellée en possession d'une matraque télescopique et placée en garde à vue", selon la même source précisant que ces agressions se sont multipliés récemment.

"Nous avons déjà eu trois évènements de ce type dans d'autres quartiers sensibles de l'agglomération bordelaise : l'un jeudi dernier, et deux autres la semaine précédente, contre des patrouilles de la Bac", a-t-on indiqué de même source.

"C'est devenu un jeu à Bordeaux de casser du flic"

"C'est quasiment tous les week-ends : on s'en prend aux policiers, on s'en prend aux pompiers, c'est devenu un jeu à Bordeaux de casser du flic, de casser des pompiers", a réagi Éric Marrocq, secrétaire régional du syndicat Alliance, interrogé par l'AFP. "Quand les policiers passent, ils dérangent des trafics en tous genres", a-t-il ajouté. "On les connaît, ils ont déjà eu affaire à la police mais c'est très difficile de les interpeller au moment des violences urbaines. Ils sont très mobiles, souvent cagoulés et nous obligent à intervenir en nombre", a aussi déclaré ce responsable.

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