1 min de lecture Bordeaux

Bordeaux : trois mois de prison ferme pour avoir triché aux examens

Un étudiant en droit de la faculté de Bordeaux a été condamné à trois mois de prison ferme. Ses tricheries répétées aux examens avaient été découvertes dans le cadre d'une enquête pour trafic de stupéfiants, rapporte "Sud Ouest".

Une salle d'examens (illustration)
Une salle d'examens (illustration) Crédit : FRANCOIS GUILLOT / AFP
Marion Dautry
Marion Dautry
Journaliste RTL

L'étudiant communiquait grâce à une oreillette avec un ami garé sur le parking de la fac. Celui-ci était chargé de lui donner les réponses pendant les examens. Les enquêteurs ont découvert l'astuce alors qu'ils enquêtaient sur l'étudiant, soupçonné de trafic de stupéfiant selon Sud Ouest.

Le jeune était inscrit en licence, mais apparemment "pris par d'autres activités", selon le quotidien, qui l'empêchaient de préparer correctement ses examens. Les policiers le soupçonnent en effet de vendre de la drogue. Il a alors mis au point un stratagème auquel ont participé trois de ses amis : pendant les épreuves, il envoyait un sms avec les questions à son ami garé dehors, qui faisait chercher les réponses par une autre étudiante en droit et les transmettait grâce à une minuscule oreillette achetée sur internet.

Astucieux mais vain

La tricherie a eu lieu à plusieurs reprises, notamment en janvier 2013 et 2014, a-t-on appris pendant l'audience au tribunal. Mais si l'astuce fonctionnait à merveille, les réponses, elles, avaient apparemment du mal à passer. "Cela n'a pas servi à grand-chose, puisqu'il s'est planté aux examens", a ainsi relevé l'avocat du jeune homme.

Le tribunal a condamné le tricheur à une peine très lourde : trois mois de prison ferme. Une sanction en accord avec la loi du 23 décembre 1901 qui réprime la tricherie pendant un examen officiel. Le texte prévoit des peines pouvant aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 9.000 euros d'amende. Les cas de tricherie sont souvent traités en interne dans les établissements, car la sanction est lourde de conséquences pour l'avenir des étudiants.

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Selon l'avocat de la Défense, le verdict a été particulièrement sévère pour son client. "Le dossier [sur le trafic de stupéfiants] en cours a donné une odeur particulière à cette affaire". Cette enquête est toujours en cours.

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