2 min de lecture Terrorisme

Attentats déjoués : des repérages devant l'Élysée en prévision d'une attaque

Les quatre personnes appréhendées le 26 avril pour des projets d'attentats voulaient s'en prendre aux forces de l'ordre postées devant l'Élysée.

Le Palais de l'Élysée, le 12 mars 2019
Le Palais de l'Élysée, le 12 mars 2019 Crédit : ERIC FEFERBERG / AFP
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
et AFP

Un attentat aurait été évité contre l'Élysée. C'est ce qui semble ressortir de l'enquête à la suite de l'arrestation de quatre individus radicalisés, rapporte l'AFP ce jeudi 2 mai de sources concordantes. Les attaques, qui devaient être semble-t-il prévues pour le début du ramadan, auraient pu viser le palais présidentiel. Des repérages avaient même été menées, précises les sources. 

"Divers projets ont été évoqués" par les suspects "avec pour point commun les forces de l'ordre", dont celles en position devant le siège de la présidence de la République, a indiqué une source proche de l'enquête.

Dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte dès le 1er février, le groupe de radicalisés avait fait l'objet d'une surveillance étroite de la part des services de renseignement. Les personnes visées avaient alors effectué des repérages à devant l'Élysée, afin de noter les patrouilles de police devant le site. Par ailleurs, un commissariat d'Aulnay-sous-Bois a également fait l'objets de repérages.  

Les quatre hommes avaient ensuite cherché à se procurer des armes, ce qui a précipité leurs interpellations le 26 avril, à Paris et en Seine-Saint-Denis. Les enquêteurs pensent que leur action devait coïncider avec les débuts du ramadan, censé commencer la semaine prochaine. 

Un mineur parmi les radicalisés

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Mardi soir, ces quatre hommes ont été mis en examen par un juge antiterroriste pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et placés en détention provisoire. Parmi eux figure un mineur de 17 ans déjà arrêté pour avoir tenté de partir faire le jihad en Syrie en février 2017.  

Condamné à trois ans de prison par le tribunal pour enfants de Paris, dont deux ans assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve, il avait été placé dans une structure éducative après sa sortie de prison, avait précisé lundi le parquet de Paris.

Selon une autre source proche de l'enquête, le jeune homme "a réussi à dissimuler sa radicalisation persistante et à déjouer la surveillance des éducateurs" pour entrer en contact par voie électronique avec les autres suspects. Les trois adultes, âgés de 26, 39 et 38 ans, étaient jusqu'ici connus pour des faits de droit commun

En garde à vue à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), ils n'ont pas contesté leur adhésion aux thèses islamistes radicales. Les forces de sécurité figurent parmi les cibles récurrentes désignées dans les mots d'ordre diffusés par l'organisation État islamique (EI). 

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