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Attentat de Nice : "Je vois des corps déchiquetés" confie Samira, l'une des rescapées

Le soir de l'attaque du 14 juillet 2016, Samira et son compagnon Mickaël ont perdu leur fils de quatre ans et une amie proche.

La promenade des Anglais à Nice
La promenade des Anglais à Nice
Crédit : Valery HACHE / AFP
L'ÉMISSION - "Focus Dimanche" du 4 septembre 2022
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Focus du 04 septembre 2022
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TÉMOIGNAGE - Attentat de Nice : "Je vois des corps déchiquetés" confie Samira, l'une des rescapées
00:08:23
Mohamed Bouhafsi & Alexandre Bozio

Ce lundi 5 septembre va s'ouvrir le procès sur l'attentat de Nice qui, le 14 juillet 2016, faisait 86 morts et plus de 400 blessés. Ce jour-là, un camion fonce sur la foule venue admirer le traditionnel feu d'artifice sur la promenade des Anglais. Cette attaque est l'une des plus meurtrières perpétrées sur le sol français. 

Le soir de l'attentat, Samira Coviaux était présente sur la grande avenue niçoise avec son compagnon, son fils Yanis et une amie. Les deux derniers décéderont dans l'attaque. Au micro de RTL, cette mère, qui a depuis quitté l'agglomération de Nice pour s'installer à Grenoble, raconte le douloureux souvenir qu'elle garde de cette soirée tragique : "Le dernier souvenir que je garde, c'est mon fils que je tenais dans les mains deux minutes avant. Je n'aurais pas dû lui lâcher la main, car si je l'avais gardé près de moi, ce ne serait peut-être pas arrivé, ou alors peut-être que je serais partie avec lui". 

Rescapée de l'attaque grâce au geste de son mari qui en la poussant lui sauva la vie, Samira décrit des scènes d'horreurs : "Je vois des corps déchiquetés. Je vois mon fils et ma copine gisants face au sol avec du sang partout et inconscients. Il n'y avait plus de vie". 

Elle poursuit en essayant de décrire la sensation qu'elle avait eue en observant cette scène macabre : "Il y avait en même temps le silence de la mort et les cris de la mort. C'était spécial". 

La terrible perte de son fils

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Dans cette terrible soirée, Samira et son compagnon Mickaël ont donc perdu leur fils de quatre ans Yanis. Une découverte que la mère n'a d'abord pas voulue croire : "Mickaël me dit, 'Yanis est mort'. Je me tourne et je ne voulais tellement pas voir que mon fils était parterre, que je suis quasiment passée devant lui, car je ne me doutais pas un dixième de seconde que mon fils était décédé". 

Lorsqu'elle trouve la dépouille, c'est un déchirement : "Je hurle de douleur, de souffrance, de malheur". Quand elle a réussi à retourner le corps de Yanis, elle n'a pu qu'observer "un beau visage. Il souriait, il rigolait quand il est parti mon bébé". 

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