2 min de lecture Attentat à Nice

Attentat à Nice : le faux avocat du terroriste écope d'un blâme

Après la révélation de la supercherie, le jeune avocat avait tenté de mettre fin à ses jours.

Un avocat dans le tribunal de Lyon (illustration)
Un avocat dans le tribunal de Lyon (illustration) Crédit : JEFF PACHOUD / AFP
Léa Stassinet
Léa Stassinet
Journaliste

Il risquait la radiation, celui qui s'était fait passer pour l'avocat du terroriste de Nice n'a finalement écopé que d'un simple blâme de la part du Conseil régional de discipline d'Aix-en-Provence. "J’avais souhaité une peine de suspension d’exercice assortie du sursis. En tout cas cela méritait un avertissement bien plus sérieux que ce qui vient d’être décidé", regrette le bâtonnier de Nice Jacques Randon dans les colonnes de Nice-Matin. C'est d'ailleurs lui qui avait saisi ce Conseil. 

Peut-être en quête de notoriété, Maître Corentin Delobel s'était exprimé face aux médias seulement quelques heures après l'attentat de Nice, le 14 juillet 2016, en tant qu'ancien conseil du terroriste à l'origine de l'attaque, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel. Il disait à l'époque l'avoir défendu lors d'un procès pour violences routières. Le jeune homme s'était présenté ainsi de nombreuses fois, sur les chaînes d'information en continu ou encore sur le plateau de l'émission Sept à huit sur TF1. 

La supercherie avait été révélée par le véritable avocat du terroriste, qui au contraire de son confrère, souhaitait rester discret. C'est lui qui avait prévenu le bâtonnier de Nice, s'étant aperçu de l'imposture. Aussitôt convoqué par ce dernier, le jeune homme avocat ne s'était pas présenté et avait tenté de se suicider

Son avocat évoque "une méprise"

Pour sa défense, l'avocat de 34 ans avait évoqué "une méprise", "liée à un homonyme qu'il avait défendu", a expliqué Me Bernard Ginez, conseil de Corentin Delobel. Il n'avait ensuite "pas osé faire marche arrière", poursuit son avocat, qui estime que le blâme infligé à son client est "conforme à ce (qu'il) attendait, une sanction de principe". 

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De son côté, Corentin Delobel voudrait maintenant tourner la page, comme il le confie à Nice-Matin. "Vous comprendrez, après ce qui s'est passé, que je ne souhaite plus m'exprimer dans les médias ou donner mon ressenti". 

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