2 min de lecture Faits divers

Angers : récemment libéré, il se rend à la gendarmerie après avoir menacé une femme

VU DANS LA PRESSE - Le trentenaire est revenu sur les faits qui ont mené à son arrestation devant le tribunal correctionnel d'Angers, lundi 20 avril.

Gendarmerie Nationale, France (illustration)
Gendarmerie Nationale, France (illustration) Crédit : PASCAL PAVANI / AFP
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"Tu aimes tes enfants ? Profites-en", a écrit Vincent Ortiz, avant d'envoyer une photo de lui, cartouche à la main, à une amie de son ancienne compagne. Il se serait ensuite rendu à son domicile, avant de se présenter spontanément à la gendarmerie de Segré, dans le département du Maine-et-Loire. 

Le trentenaire est revenu sur les faits qui ont mené à son arrestation devant le tribunal correctionnel d'Angers, lundi 20 avril, relate Ouest France. "C’était une bonne amie de mon ex et j’ai passé une nuit avec elle. À la suite d’un message, j’ai décidé, sur un coup de sang, de me déplacer directement. Il y a eu une altercation en bas du bâtiment, j’ai pris un coup de batte de baseball, je me suis fait gazer", explique-t-il. 

Après ces faits de violence, il s'est rendu aux autorités, avec un revolver calibre 357 et des munitions rangés dans une boîte. "Une sorte d’appel en secours" pour cet ancien militaire, visiblement à bout. "Je savais pertinemment qu’il y aurait des suites", explique-t-il, ajoutant : "J’étais en colère. Il n’y a aucune justification. La solitude, l’alcool, le confinement."

Aucune résistance

L'homme, libéré de manière anticipée, n'a opposé aucune résistance mais il a tenté de se faire du mal. Il s'est frappé le crâne à plusieurs reprises, contre les murs de sa cellule, contre les parois du fourgon qui l'emmenait à l'hôpital puis contre le sol de l'établissement de santé. 

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Le trentenaire, qui a un passé de violences, n'aurait pas supporté le confinement. "Il était seul, confiné", rappelle l'avocate de la défense, Me Camille de Charette. "Les messages envahissants l’ont conduit à faire quelque chose de parfaitement inacceptable", reconnait-elle, tout en saluant la démarche de son client : "On aimerait bien que plus de délinquants anticipent leur passage à l’acte".

Huit mois de prison ferme requis

L'avocate de la victime, Me Florine Talon, a tout de même tenu à rappeler la peur dans laquelle a vécu sa cliente. "Elle ne sort plus, elle ne va plus faire les courses", explique-t-elle, dénonçant l'instauration d'"un climat de terreur depuis le 8 avril". 

La procureure a également fait part de son inquiétude. Audrey Gerbaud a insisté sur l’arme : "Un 357 avec numéro limé qui provient d’un trafic. Avec 61 munitions". Huit mois de prison ferme plus deux mois de sursis probatoire ont été requis. Le tribunal a prononcé une peine de dix mois dont quatre assortis d’un sursis. Vincent Ortiz devra également suivre des soins, et se tenir loin des armes et de la victime.

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