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Alerte enlèvement pour Vanille, 1 an : "un demi raté", estime Alain Bauer

Malgré l'Alerte enlèvement, la petite Vanille a été retrouvée morte vendredi. Pour Alain Bauer, professeur de criminologie, il n'y a toutefois pas matière à changer le fonctionnement du dispositif.

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Mort de Vanille : l'Alerte enlèvement remise en cause ? Crédit Image : THOMAS COEX / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
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Yves Calvi édité par Bastien Hauguel

C'est la 25e fois que le dispositif Alerte enlèvement a été enclenché en France. Cette mobilisation des médias et des services de l'État connaît habituellement 100% de réussite. Pourtant, dimanche 9 février, à Angers, la petite Vanille disparue vendredi a été retrouvée morte. Le dispositif a-t-il connu une première faille ? 

Pour Alain Bauer, professeur de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers à Paris, et auteur du livre 3 minutes pour comprendre les 50 plus grandes affaires criminelles de notre histoire, il s'agit d'"un demi-raté", car "il a quand même permis de retrouver la mère en fuite, identifiée grâce à l'alerte". "Au vu de ce que l'enquête commence à indiquer, le lancement du dispositif n'aurait rien changé à l'horaire présumé de l'assassinat de la petite fille".

Pas de quoi remettre en cause l'alerte enlèvement donc ? De l'avis d'Alain Bauer, il n'y a "absolument pas matière". Le dispositif fonctionne principalement pour "des inconnus enlevant des enfants qui ne sont pas les leurs". "Il faut faire la différence entre ces cas et la non-présentation d'enfants - il y a en effet 60.000 disparitions par an, dont 10.000 d'enfants. Les autorités sont obligées de faire un tri, s'il y a un souci, c'est donc le discernement qui fait la différence", explique le professeur en criminologie.  

Fallait-il confier l'enfant à sa mère ?

Dans le cadre de l'affaire de la disparition de la petite Vanille, Alain Bauer pense qu'"à peu près tout le monde a bien fait son travail". "Le vrai sujet est plutôt sur l'autorisation de la mère seule à avoir un droit de garde de l'enfant dans les conditions qui étaient les siennes", souligne le criminologue. En effet, cette femme de 39 ans souffre de graves problèmes psychiatriques et a eu le droit de sortir quelques heures avec son enfant. 

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Est-ce ainsi raisonnable de confier son enfant à une mère avec de tels problèmes psychiatriques, même pour des visites ponctuelles ? Pour Alain Bauer, "il est normal d'essayer de maintenir un lien parent-enfant." "Si les sorties sont supervisées, ça ne pose pas de problèmes, mais la question se pose pour les sorties seules. On pointe alors le doigt sur le manque criant, en France, de dispositifs, de structures, et de capacités."

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