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Ain : une ancienne escort girl condamnée à 10 ans de prison pour le meurtre de son client

La Cour d'assises de Bourg-en-Bresse dans l'Ain a condamné une ex escort girl à 10 ans de prison pour le meurtre d'un client en 2017.

La déesse de la justice équilibrant les balances. (Illustration)
La déesse de la justice équilibrant les balances. (Illustration)
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Camille Guesdon
Camille Guesdon
Journaliste

Une ancienne escort girl a été condamnée à 10 ans de réclusion criminelle mercredi 5 mai en fin de soirée par la Cour d'assises de Bourg-en-Bresse dans l'Ain. L'accusée a été jugée pour avoir tué à coups de couteau l'un de ses clients à Saint-Genis-Pouilly en août 2017. A l'issue d'une délibération de plus de trois heures, le jury n'a pas suivi les réquisitions de l'avocat général qui avait demandé une peine de 17 ans.

Pendant trois jours, la Cours d'assises Bourg-en-Bresse dans l'Ain a examiné la personnalité d'Anaëlle.P, jugée pour "meurtre et escroquerie". L'accusée a avoué avoir poignardé Jean-Luc.D, un informaticien de 52 ans avec qui elle entretenait une relation, dans la nuit du 16 au 17 août. Cependant, elle a évoqué la légitime défense en affirmant avoir été violée par la victime durant une séance de sadomasochiste. L'ex escort girl avait ensuite transporté le corps dans sa voiture jusqu'en Italie, où il avait été retrouvé en partie calciné dans la vallée d'Aoste, près de l'autoroute A5.

"Aucune preuve d'une agression sauvage"

Dans son réquisitoire, Eric Sandjivy, l'avocat général a déclaré : "Nous n'avons aucune preuve d'une agression sauvage, on ne peut pas retenir la légitime défense". Selon le magistrat, aucun ADN n'a été trouvé sur le godemiché qu'aurait utilisé la victime contre l'accusée. Il s'est aussi questionné sur le fait qu'Anaëlle ait pu avoir des relations intimes avec un petit ami, trois jours après l'agression présumée.

M. Sandjivy a également considéré que les coups mortels portés par l'accusée ont pu découler d'une "pulsion meurtrière" lors du jeu sexuel, en réaction à la personnalité de la victime décrite comme non-violente mais agressif. Patrick Dessez, expert psychologue, a décrit à la barre le "clivage" de personnalité de l'accusée.

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