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Aisne : le meurtrier du petit Tom condamné à la prison à perpétuité

Jonathan Maréchal a été condamné à la prison à perpétuité pour avoir tué son voisin de 9 ans et l'avoir violé ensuite, en mai 2018.

La salle des Assises d'un palais de justice (illustration).
La salle des Assises d'un palais de justice (illustration).
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Gaétan Trillat & AFP

Près de trois ans après le meurtre du petit Tom, 9 ans, à Hérie-la-Vieville (Aisne), le tueur, Jonathan Maréchal, a été condamné vendredi 23 avril à la réclusion criminelle à perpétuité pour meurtre d’un mineur de 15 ans et atteinte à l’intégrité d’un cadavre. Après plus de six heures de délibéré, la cour a presque suivi les réquisitions de l'avocat général, sans toutefois prononcer la peine de sûreté de 22 ans qu'il avait réclamée.

Le 28 mai 2018, le corps de Tom, quasiment nu et ne portant que des chaussettes, un t-shirt relevé au niveau du cou, avait été découvert par des gendarmes au fond du jardin d'une maison abandonnée. Le corps, recouvert d'essence, était dissimulé sous des orties recouvertes d'une palette. L'autopsie avait révélé que la mort était "due à un traumatisme crânien" et des traces de viol post-mortem.

Empreinte génétique sur le bidon d'essence

Je comprends la douleur de la famille. Je n'ai ni violé ni tué Tom", avait déclaré avant que la cour ne se retire, Jonathan Maréchal. Voisin de l'enfant et aujourd'hui âgé de 30 ans, cet homme au casier judiciaire vierge, schizoïde selon des experts psychiatres, niait les accusations depuis le début, lundi, du procès.

L'avocat général Guillaume Donnadieu l'a au contraire jugé "coupable", défendant lors des réquisitions "la thèse d'une pulsion sexuelle subite provoquée par la présence de l'enfant".
Il a souligné que son "empreinte génétique", comme celle de Tom, avait été retrouvée sur un bidon d'essence dans le jardin, et que l'accusé avait reconnu avoir été "le dernier à avoir vu l'enfant".

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"J'ai essayé de l'exhorter à dire la vérité. En vain. Il est introverti, hermétique. Il ne peut pas dire cette vérité. Il fait un blocage", avait pour sa part plaidé pour la défense Me Cyril Bouchaillou. Après l'annoncé du verdict, l'avocat a indiqué qu'il ne pensait pas faire appel à ce stade.

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