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2 min de lecture
Des billets de banque européens (image d'illustration).
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Dans les salles obscures sortira mercredi 14 janvier L’Affaire Bojarski qui retrace la vie de Jan Bojarski, l'un des plus grands faussaires de l'histoire, surnommé le "Cézanne de la fausse monnaie", tant ses reproductions étaient proches des vrais anciens francs.
Ce jeune ingénieur polonais, qui s'est réfugié en France durant la Seconde Guerre mondiale, a utilisé ses dons pour fabriquer des faux papiers pendant l'occupation allemande. Après la guerre, son absence d'état civil l'a empêché de breveter ses nombreuses inventions, le limitant à des petits boulots mal rémunérés, jusqu’au jour où un gangster lui a proposé d'utiliser ses talents pour fabriquer des faux billets.
Des décennies plus tard, les faux billets se font plus rares, mais certains restent en circulation. Pour éviter toute mauvaise surprise, la méthode la plus utile est celle du "toucher, regarder, incliner".
Ça ne vous dit peut-être rien, mais vous avez forcément déjà vu un commerçant le faire devant vous. D'abord, le toucher. Un vrai billet est toujours ferme, un peu craquant, avec certains motifs en léger relief. Les faux sont plats et plutôt mous.
Deuxième étape : mettre le billet à la lumière et en transparence, le fil de sécurité doit apparaître. C'est une bande noire sur le côté. Pareil pour le filigrane : une image et le montant du billet doivent se révéler. Enfin, en inclinant une coupure, les couleurs changent comme l'hologramme. C'est la partie brillante, contrairement au faux qui reste terne.
Si vous vous apercevez que vous êtes en possession d'un faux billet, il n'y a rien à faire, si ce n'est de contacter la Banque de France qui détruira le billet, mais sans vous rembourser. En 2024, 550.000 billets contrefaits ont été retirés de la circulation, une quantité assez faible puisque cela représente 18 contrefaçons pour 1 million de vraies coupures. C'est deux fois moins qu'en 2015 et trois fois moins qu'en 2010.
Par ailleurs, les commerçants indiquent souvent refuser les gros billets de 200 ou 500 euros, et ce afin d'éviter les fausses coupures. Ces billets sont rares et suscitent donc la méfiance. D'ailleurs, ceux de 500 euros ne sont même plus imprimés depuis sept ans.
Mais refuser un billet, c'est illégal puisque c'est la monnaie en vigueur, comme le rappelle l'article R 642-3 du Code pénal. Une action passible d'une amende de 150 euros, c'est le comble.
Selon la Banque de France, les trois quarts des contrefaçons concernent les billets de 20 ou de 50 euros. Mais la probabilité de la circulation de faux billets baisse un peu chaque année puisque les paiements par espèce diminuent. Ils représentent 43% des transactions aujourd'hui contre 68% il y a dix ans.
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