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Agression sexuelle : deux ans de prison avec sursis requis contre le maire de Chevigny-Saint-Sauveur

Accusé de harcèlement et d'agression sexuelle par une ancienne fonctionnaire, Michel Rotger, le maire de Chevigny-Saint-Sauveur, est passé devant le tribunal correctionnel de Dijon.

Agression sexuelle : deux ans de prison avec sursis requis contre le maire de Chevigny-Saint-Sauveur
Agression sexuelle : deux ans de prison avec sursis requis contre le maire de Chevigny-Saint-Sauveur
Paul Véronique
Paul Véronique
Journaliste

Michel Rotger, le maire LR de la commune de Chevigny-Saint-Sauveur s'est présenté devant le tribunal correctionnel de Dijon, mercredi 11 mai. L'homme de 66 ans a dû répondre devant le juge d'une accusation d'agression et de harcèlement sexuel envers une employée municipale. Si le jugement ne doit être rendu que dans un mois, la procureure de la République a d'ores et déjà requis deux de prison avec sursis contre l'élu.

Les faits remontent à 2014, juste avant le premier tour de l'élection municipale. Ce maire sortant candidat à sa propre succession est arrêté et placé en garde à vue. Une plainte avait été déposée contre lui quelques jours auparavant par une employée de la mairie. Il est ensuite mis en examen pour harcèlement et agression sexuelle "aggravé par sa qualité de personne qui abuse de l'autorité qui lui est conférée".

D'après le journal Le Bien Public, l'affaire aurait commencé par des convocations de la plaignante dans le bureau du maire, lors desquelles il se serait montré assez insistant. Par la suite, le maire se serait rendu plusieurs fois sur le lieu de travail de la victime présumée et l'aurait alors agressée sexuellement en lui touchant les fesses et les seins. Depuis, la plaignante a été hospitalisée dans un service psychiatrique, après plusieurs tentatives de suicide. Très touchée par les rumeurs ayant entouré l'affaire, elle souffre d'une grave dépression.

Un complot politique pour la défense

Après sa mise en examen, Michel Rotger a rapidement suggéré "un complot politique" ayant pour but de lui faire perdre l'élection. Une ligne de défense qu'a conservé son avocat lors de l'audience : "Cette campagne électorale était extrêmement dure. Je vous rappelle quand même que ces faits et cette dénonciations sont intervenus en pleine campagne électorale."

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Des arguments qui n'ont pas semblé convaincre la procureure Marie-Christine Tarrare. "C'est un maire apprécié mais un agresseur sexuel, c'est monsieur tout le monde" a-t-elle lancé avant de requérir 2 ans de prisons avec sursis contre l'élu. Le jugement du tribunal qui doit trancher l'affaire sera rendu dans un mois.

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