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Agression antisémite à Marseille : "Je n'ai ni haine ni colère, je suis juste effrayé que ce soit possible en France", confie la victime

REPLAY - REPLAY / DOCUMENT RTL - L'enseignant avait été agressé à la machette par un adolescent turc, lundi 11 janvier.

Benjamin Amsellem, le professeur juif agressé à Marseille le 11 janvier 2016
Benjamin Amsellem, le professeur juif agressé à Marseille le 11 janvier 2016
Crédit : BORIS HORVAT / AFP
Agression antisémite à Marseille : "Je n'ai ni haine ni colère, je suis juste effrayé que ce soit possible en France", confie le professeur
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Agression antisémite à Marseille : "Je n'ai ni haine ni colère, je suis juste effrayé que ce soit possible en France", confie le professeur
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Julien Absalon
Julien Absalon

Le professeur juif agressé lundi 11 janvier à Marseille se confie au micro de RTL. 48 heures après avoir été attaqué à la machette par un adolescent turc de 15 ans devant l'école juive où il enseigne, Benjamin Amsellem se "relève doucement de cette lourde épreuve" avec l'aide de son entourage et d'une psychologue. "C'est vraiment quelque chose de très choquant, surtout dans un endroit où l'on se croit en sécurité. C'est quand même un quartier où on a l'habitude vivre tranquillement", raconte-t-il.

Au moment de l'agression, Benjamin Amsellem a d'abord senti "des coups dans le dos" avant de réaliser : "Quand je me suis retourné, j'ai vu cette personne en train de me frapper avec cette machette. J'avais une sacoche, un livre sous le bras et j'ai essayé de me protéger avec ça. J'ai compris qu'il me voulait me tuer. Après, j'ai commencé à courir et j'ai trébuché". Une fois à terre, il se débat avec son agresseur qui a fini par prendre la fuite en voyant un scooter et un vélo arriver. "S'il n'avait pas lâché son arme, il aurait été jusqu'au bout. Je le voyais dans ses yeux", assure-t-il.

Il ne porte plus sa kippa

Au commissariat, l'homme de 35 ans a revu son agresseur mis en examen pour tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste. "Je n'ai pas du tout de sentiment de haine ou de vengeance, ni de colère", assure cependant Benjamin Amsellem qui trouve tout cela "effrayant pour la France".

Alors que le président du Consistoire israélite de Marseille a appelé les juifs de la ville à enlever leur kippa, Benjamin Amsellem reconnaît avoir suivi cette recommandation très contestée alors qu'il a "toujours porté" ce signe religieux. "Honnêtement, je mets la casquette depuis hier (mardi 12 janvier, ndlr). C'est une décision personnelle et je ne parlerai pas au nom de la communauté. Mais moi, j'ai très peur et j'ai du mal à sortir dans la rue".

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