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Agression antisémite à Créteil en 2014 : jusqu'à 16 ans de prison pour les auteurs

Trois hommes avaient violemment agressé et séquestré un couple vivant à Créteil en 2014. L'un d'eux avait violé la jeune femme.

Le symbole de la justice (illustration)
Le symbole de la justice (illustration)
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Les agresseurs d'un homme juif et de sa compagne, violée lors d'un violent cambriolage à Créteil en 2014, ont été condamnés vendredi 6 juillet à des peines allant jusqu'à 16 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises du Val-de-Marne, qui a retenu la qualification antisémite dans son verdict.

Les trois hommes, aujourd'hui âgés de 22, 23 et 26 ans (l'un est en fuite), qui avaient pénétré de force, cagoulés et armés, dans l'appartement des victimes, ont été condamnés à 16, 13, et 8 ans de réclusion criminelle. La cour a également reconnu coupable l'agresseur jugé pour le viol. 

Les peines sont moins sévères que celles demandées par l'avocate générale pour un crime qu'elle avait qualifié de "foncièrement antisémite". La veille, elle avait requis 20 ans de réclusion criminelle à l'encontre de Houssame Hatri, l'homme en fuite et auteur selon les victimes des propos antisémites lors du cambriolage, pas moins de 15 ans pour Ladje Haidara, reconnu coupable du viol, et 10 ans pour Abdou Salam Koita, le troisième agresseur.

Six et cinq ans de prison pour les complices

Deux complices, jugés en même temps depuis le 26 juin, ont eux écopé de six et cinq ans de prison. Le 1er décembre 2014 au matin, Jonathan et sa désormais ex-compagne Laurine, qui habitaient chez les parents du jeune homme, avaient été ligotés et bâillonnés pendant que les agresseurs fouillaient l'appartement, à la recherche d'argent liquide. "Les juifs, ça ne met pas l'argent à la banque", leur avait-on dit arme au poing, menaçant de les "buter".

À écouter aussi

La jeune femme avait été violée par l'un des agresseurs au cours de ce cambriolage, mais n'avait pas pu l'identifier formellement car son visage était dissimulé. L'homme condamné pour ces faits a toujours nié en être l'auteur. Ils ont dix jours pour faire appel.

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