2 min de lecture Fin de vie

Affaire Lambert : les avocats des parents menacent de poursuites pour "meurtre"

La Cour de cassation a ouvert la voie vendredi 28 juin à un nouvel arrêt des traitements maintenant en vie Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif depuis 10 ans.

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Affaire Lambert : les avocats des parents menacent de poursuites pour "meurtre" Crédit Image : FRANCOIS NASCIMBENI / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
Sylvain Zimmermann
Sylvain Zimmermann
et AFP

C'est un tournant dans l'affaire Vincent Lambert. Vendredi 28 juin, la Cour de cassation a ouvert la voie à un nouvel arrêt des traitements maintenant en vie le patient tétraplégique en état végétatif depuis 10 ans, devenu symbole du débat sur la fin de vie en France. 

Farouchement opposés à cette décision, les avocats des parents de Vincent Lambert ont annoncé qu'ils porteraient plainte pour "meurtre avec préméditation" contre le médecin qui ordonnerait un arrêt des traitements de ce patient après l'arrêt de la Cour de cassation. 

"Si le docteur Sanchez (du CHU de Reims, ndlr) prétend remettre en route le processus de mort (...), il sera poursuivi également par plainte avec constitution de partie civile pour meurtre avec préméditation sur personne vulnérable", a déclaré Me Jérôme Triomphe, agitant également la menace de "poursuites pénales" contre "les ministres concernés" si les traitements maintenant Vincent Lambert en vie étaient interrompus. 

La mère de Vincent Lambert, arrivée au CHU de Reims peu après 16H00, en est repartie vers 17H00, seule au volant de sa voiture, sans faire de déclaration, selon un correspondant de l'AFP sur place. Le CHU a indiqué à l'AFP qu'il "ne fera aucun commentaire, ni aujourd'hui, ni dans les prochains jours". 

Une procédure aux multiples rebonds

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Après des années de procédures, l'équipe du CHU de Reims qui s'occupe de Vincent Lambert avait débuté le 20 mai l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation le maintenant en vie dans un état végétatif irréversible. 

Le même jour, la Cour d'appel, saisie par les parents Lambert, avait ordonné contre toute attente leur reprise et l'arrêt de sa sédation profonde, comme demandé par le Comité des droits des personnes handicapées (CDPH), émanation de l'ONU, en attendant que celui-ci se prononce sur le fond du dossier.

L'État, les ministères de la Santé et des Affaires étrangères et le CHU de Reims s'étaient pourvus en cassation. Lors de l'audience lundi 24 juin devant l'assemblée plénière, la formation la plus solennelle de la Cour de cassation, le procureur général François Molins s'était prononcé en faveur d'une telle cassation, demandée également par les avocats de l'Etat, du CHU, de l'épouse et du cousin de Vincent Lambert. 

Avant son accident, Vincent Lambert avait selon son épouse pris position contre tout acharnement thérapeutique, sans laisser toutefois de directives anticipées. 

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