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Affaire Robert Boulin : 47 ans après, l'enquête sur la mort du ministre confiée au pôle "cold cases" de Nanterre

Près d'un demi-siècle après la mort de Robert Boulin, l'enquête sur ce dossier emblématique de la Ve République va être reprise par le pôle "cold cases" de Nanterre. Une nouvelle étape judiciaire qui ravive l'espoir de sa famille, toujours convaincue que l'ancien ministre n'est pas mort par suicide.

L'ancien ministre du Travail Robert Boulin, décédé le 30 octobre 1979

Crédit : AFP

Affaire Robert Boulin : l'enquête sur la mort du ministre confiée au pôle "cold cases" de Nanterre

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Plana Radenovic - édité par Jérémy Descours

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C'est l'un des plus grands mystères de la Ve République. Près de cinquante ans après les faits, le dossier de l'affaire Robert Boulin va être confié dans les prochains jours au pôle "cold cases" de Nanterre.

Ministre du gouvernement de Raymond Barre, Robert Boulin avait été retrouvé mort en 1979 dans un étang de la forêt de Rambouillet, en région parisienne. À l'époque, l'enquête avait rapidement conclu à un suicide, une version que sa famille n'a jamais acceptée. Quarante-sept ans plus tard, cette décision apparaît comme un nouvel espoir pour les proches de l'ancien ministre.

Pour sa fille, Fabienne Boulin, âgée aujourd'hui de 74 ans, il s'agit d'une véritable course contre la montre. Les témoins potentiels disparaissent peu à peu avec le temps, mais elle reste convaincue que cette nouvelle étape peut permettre de faire éclater la vérité avant le cinquantième anniversaire de la mort de son père.

"J'attends la vérité, que la justice passe dans ce dossier. Et en plus, au "cold cases", ils travaillent bien, ils vont mettre les moyens. C'est important parce que je crois que la vérité peut être faite. J'y crois, j'ai toujours cru. Quand des magistrats de qualité vont regarder le dossier et vont remettre tout à plat, je pense que la vérité va éclater", confie-t-elle au micro de RTL.

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Selon elle et son avocat, Robert Boulin n'aurait pas pu se noyer dans une quarantaine de centimètres d'eau. Ils contestent la thèse du suicide retenue jusqu'à présent et avancent celle d'un assassinat, possiblement pour des raisons politiques.

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