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Affaire Jonathan Coulom : le pédocriminel allemand Martin Ney condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre du garçon de 10 ans en 2004

Le verdict est tombé ce jeudi en début de soirée devant la cour d’assises de Loire-Atlantique. Vingt-deux ans après la disparition de Jonathan Coulom lors d’une classe de mer à Saint-Brévin-les-Pins, les jurés ont condamné le pédocriminel à la réclusion criminelle à perpétuité, conformément aux réquisitions de l’avocate générale.

Portrait de Jonathan Coulom

Crédit : France Télévisions

Mathieu Lopinot & Yasmine Boutaba

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Après douze jours d’audience et cinq heures de délibéré, les jurés ont tranché dans le dossier du meurtre de Jonathan Coulom, âgé de 10 ans au moment des faits. 

Le garçon, originaire du Cher, avait disparu dans la nuit du 6 au 7 avril 2004 alors qu’il participait à une classe de mer à Saint-Brévin-les-Pins. Son corps avait été retrouvé 43 jours plus tard dans un étang situé à une trentaine de kilomètres du centre de vacances, lesté d’un parpaing.

Au terme des délibérations, la cour d’assises de Loire-Atlantique a reconnu ce jeudi 2 juin Martin Ney coupable du meurtre de Jonathan Coulom et l’a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. 

Ancien éducateur originaire de Brême, aujourd’hui âgé de 55 ans, Martin Ney purge déjà une peine de réclusion criminelle à perpétuité en Allemagne. Il avait été condamné en 2012 pour les meurtres de trois garçons âgés de 8 à 13 ans entre 1992 et 2001, ainsi que pour plusieurs agressions sexuelles sur mineurs.

Des réquisitions de perpétuité face à un accusé inflexible

Lors de son réquisitoire, l’avocate générale avait requis la réclusion criminelle à perpétuité contre Martin Ney. Dans une salle d’assises comble, elle avait estimé n’avoir "aucun doute" sur la culpabilité de l’accusé, évoquant la "gravité presque absolue" des faits et la "signature criminelle" du tueur en série allemand.

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L’accusé, resté impassible, n’a cessé de clamer son innocence tout au long du procès. La défense a rappelé qu’aucune preuve matérielle ni ADN ne relie formellement Martin Ney au meurtre de Jonathan Coulom, les 163 tomes de procédure ne contenant aucun élément scientifique direct. 

Mais pour l’accusation, le dossier repose sur un "faisceau d’indices" suffisant pour l’établir comme "une preuve", avait insisté l’avocate générale lors de ses réquisitions. 

Au cours des débats, la présidente Karine Laborde a également évoqué des messages publiés dans les années 2000 sur un forum pédocriminel en ligne.
En avril 2004, avant la découverte du corps de Jonathan, Martin Ney y écrit que "l’homme en noir", figure mystérieuse alors associée à plusieurs crimes, aurait "encore frappé". L’accusé a contesté toute identification à ce personnage, évoquant une figure "fantôme" sans lien systématique avec ses propres actes.

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