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Incendie dans l'Aude : un agent de l’Office national des forêts mis en examen, soupçonné d’être à l’origine du feu meurtrier

Un agent de l’Office national des forêts a été mis en examen ce jeudi 4 juin pour destruction involontaire par incendie aggravée. Il est soupçonné d’avoir provoqué le départ du gigantesque incendie qui a ravagé le massif des Corbières, dans l’Aude, à l’été 2025.

Incendie dans l'Aude survenu le 5 août 2025.

Crédit : Idriss Bigou-Gilles / AFP

AFP

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Près de dix mois après l’incendie dévastateur qui a frappé le massif des Corbières, dans l’Aude à l'été 2025, un agent de l’Office national des forêts (ONF) a été mis en examen ce jeudi 4 juin. Selon le parquet de Montpellier, cet homme est poursuivi pour "destruction involontaire par incendie aggravée" et a été placé sous contrôle judiciaire.

L’agent, soupçonné d’être à l’origine du départ de feu, conteste toute implication dans le sinistre. Le procureur de Montpellier, qui supervise l'enquête, n'a donné aucun détail sur les faits précis reprochés au mis en cause. D'après le journal Midi Libre, les enquêteurs cherchent à établir si une cigarette jetée par la fenêtre d'une voiture de patrouille pourrait être à l'origine de l'incendie. 

L'incendie de Ribaute avait marqué l’été 2025 par son ampleur. Le feu avait parcouru près de 17.000 hectares dans le massif des Corbières, détruisant plus de 11.000 hectares de végétation, et causé la mort d’une femme. Les sapeurs-pompiers n’étaient parvenus à éteindre totalement l’incendie que le 28 août, après près de trois semaines d’intervention.

Cette mise en examen intervient après le placement en garde à vue de trois agents de l’ONF. Interpellés ce mardi 2 juin puis entendus jusqu’au lendemain dans le cadre de l’information judiciaire ouverte après l’incendie, ils ont été interrogés sur les circonstances du départ de feu. 

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La piste d'une origine humaine avait été mise en avant par les experts, toute cause naturelle étant, selon la justice, "exclue". Lors de sa garde à vue, l'agent soupçonné a "contesté son implication dans ces faits", selon le procureur. L'hypothèse d'une "négligence" avait été avancée mercredi par une source proche de l'enquête. 

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