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DOCUMENT RTL - "Je l'ai fixé du regard, je l'ai pas lâché" : la mère de Jonathan Coulom raconte son face-à-face avec le pédocriminel Martin Ney

À Nantes, Martin Ney continue de nier toute implication dans la mort de Jonathan Coulom, 10 ans, enlevé et tué en 2004. À l’audience, la mère de l’enfant décrit un face-à-face éprouvant avec l’accusé.

Ce croquis réalisé le 19 mai 2026 montre l'Allemand Martin Ney, accusé de l'enlèvement et du meurtre de Jonathan Coulom, lors de son procès à Nantes.

Crédit : ZZIIGG / AFP

DOCUMENT RTL - "Je l'ai fixé du regard je l'ai pas lâché" : la mère Jonathan Coulom se confie à RTL en plein procès

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Mathieu Lopinot - édité par Eléonore Aparicio

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À la cour d’assises de Nantes, Martin Ney continue de nier toute implication dans la mort de Jonathan Coulom. Ce pédocriminel allemand, déjà condamné à la perpétuité dans son pays pour les meurtres de trois garçons âgés de 9 à 13 ans, est jugé pour l’enlèvement et l’assassinat de ce petit garçon de 10 ans, disparu en 2004 lors d’un voyage scolaire à Saint-Brévin-les-Pins.

Le corps de Jonathan, attaché à un parpaing, avait été retrouvé en mai 2004 dans un étang près de Guérande, plus d’un mois après sa disparition. L’autopsie n’avait pas permis d’établir s’il avait subi des violences sexuelles.

Depuis mardi, l’accusé se soumet à un interrogatoire de personnalité. Il reconnaît sa pédophilie, qu’il assume ouvertement, mais conteste être le meurtrier de Jonathan Coulom. Une séquence particulièrement éprouvante pour la mère de la victime, présente à l'audience. 

J'ai voulu qu'il me regarde et qu'on se regarde tous les deux.

Virginie, la mère de Jonathan Coulom

Au micro de RTL, Virginie, la mère raconte son face-à-face avec l’accusé. "La première fois que je l'ai vu, je l'ai fixé du regard et je ne l'ai pas lâché. J'ai voulu qu'il me regarde et qu'on se regarde tous les deux. C'est lui qui a baissé les yeux le premier. Je n'aurais jamais baissé les yeux devant lui", assure-t-elle. 

"De l'avoir déjà en face de nous, c'est compliqué d'avoir son visage. Moi, j'ai du mal. Moi, là, j'ai la colère qui monte. J'ai des médicaments pour tenir, mais c'est la colère de la maman", ajoute-t-elle

Je ne veux pas que ça arrive à d'autres enfants.

Virginie, la mère de Jonathan Coulom

Elle dit avoir découvert, avec effroi, à l'audience, l’ampleur du parcours criminel de l’accusé, se disant "très surprise de son CV" et du nombre "d’actes qu’il a fait sur des enfants". "C’est horrible", conclut-elle. Pour elle, l’accusé banalise sa pédophilie. "Il l'assume complètement et pour lui, c'est normal. C'était en lui, quoi". 

"Ce que je veux, c'est que toutes ces choses-là s'arrêtent sur les enfants. C'est tout ce que je demande. Pas que pour le mien. Le mien, c'est arrivé. Oui, certes, ça fait mal. Mais je ne veux pas que ça arrive à d'autres enfants non plus", confie-t-elle.  

L'affaire Jonathan Coulom a basculé en 2017, lorsqu’un ancien codétenu de Martin Ney a affirmé avoir reçu ses aveux. Ses propos faisaient écho à ceux d’un agriculteur, qui disait avoir aperçu en avril 2004 un homme circulant dans une berline allemande. Un témoignage clé, que la cour d’assises doit examiner au cours des 12 prochains jours d'audience. 

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