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Abandon de Griveaux : que risquent les personnes qui diffusent les vidéos ?

ÉCLAIRAGE - Diffuser des images d'autrui à caractère sexuel, mais aussi partager ces images sur son propre compte sur les réseaux sociaux est un délit passible de deux ans de prison.

Benjamin Griveaux, le 11 juillet 2019
Benjamin Griveaux, le 11 juillet 2019 Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Noémie Grinberg Journaliste

Un coup de tonnerre dans la bataille de la mairie de Paris. Le candidat de La République en marche Benjamin Griveaux s’est retiré de la course, ce vendredi 14 février. La raison de cette décision qui bouleverse la campagne parisienne : une vidéo intime à caractère privé, également connu sous le nom de "revenge porn"

Au-delà de l’indignation unanime de la classe politique qui dénonce une "foire aux ordures", une "abomination" ou encore "un climat inquiétant", la publication de ces images intimes est une pratique illégale en France, et ce, depuis 2016.

Ainsi, la loi dit que "porter à la connaissance du public ou d'un tiers tout enregistrement ou tout document portant sur des paroles ou des images présentant un caractère sexuel, obtenu, avec le consentement exprès ou présumé de la personne ou par elle-même" est passible de deux ans de prison et de 60.000 euros d'amende

Les avocats de Benjamin Griveaux ont très rapidement annoncé qu'ils allaient donc attaquer en justice le (ou les) responsable(s) de cette diffusion, pour violation du respect de la vie privée : "À la suite du retrait de la candidature à la Mairie de Paris, Benjamin Griveaux invite chacun au respect de sa vie privée. Il s'agit là, pour toute personne, d'un droit essentiel dont la violation est sanctionnée par le code civil et par la loi pénale. Benjamin Griveaux nous a donc demandé d'engager des poursuites contre toute publication qui serait contraire à ces dispositions protectrices", expliquent Maître Richard Malka et Maître Lorraine Gay.

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Ladite séquence a été publiée "sur un site clandestin sans mention légale, hébergé aux États-Unis, lié dit-on, à un activiste russe", a commenté Me Richard Malka. L'artiste contestataire russe Piotr Pavlenski, qui avait incendié la façade d'une succursale de la Banque de France en 2017, a affirmé avoir mis en ligne la vidéo.

Toutefois, il est important de rappeler que le fait de partager ces images sur son propre compte sur les réseaux sociaux est également passible de la même peine. 

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