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"À un moment, j'ai craqué" : le gérant du Micromania pillé à Nice raconte comment il a tenu tête aux casseurs le 17 octobre

Pierre Collin, le gérant d'un Micromania a fait face aux pilleurs qui ont vandalisé sa boutique en marge des manifestations du 17 octobre. Il raconte à M6 Info comment il a tenu tête aux pilleurs.

Pierre, le gérant d'un Micromania de Nice qui s'est opposé aux pilleurs le samedi 17 octobre.

Crédit : Capture d'écran X

La rédaction numérique de RTL & La rédaction de M6

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Au moins 3.000 commerces ont été dégradés ou pillés ce week-end, en marge de la mobilisation du samedi 17 octobre, a annoncé le gouvernement. Certains gérants ont essayé de faire face aux émeutiers, au risque de se faire agresser. C'est le cas de Pierre Collin, gérant d'une enseigne Micromania à Nice. 

Les images de l'agression qu'il a subie ont fait le tour des réseaux sociaux et des télévisions. On le voit debout face à une dizaine d'émeutiers, la vitrine de sa boutique en mille morceaux. Il est visé par différents projectiles et a reçu un violent coup de pied dans le dos qui l'a fait chuter dans les débris. Pierre Collin se veut rassurant au lendemain du week-end de mobilisation. Il assure à nos confrères de M6 Info qu'il va bien, qu'il n'a que quelques égratignures et une entorse. 

"Sur le moment, je ne réalise pas. Ma compagne était vraiment attristée, elle avait les larmes aux yeux, me demandait de partir. On a reçu des projectiles, on a évité des pierres", confie le gérant de la boutique de jeux vidéo. "Le fait de voir les gens rire surtout, c'est ça qui était le plus frustrant. Et, à un moment, j'ai craqué et je me suis mis au milieu. Mais ce n'était pas forcément très intelligent", explique-t-il.

"Pas seul contre tous"

Pour cause, Pierre Collin était en vacances samedi lors de la journée de mobilisation. "Je reçois un appel d'un gars qui a travaillé chez moi il y a quelques semaines qui me dit : 'Ils sont rentrés dans le magasin', ils sont en train de tout casser", raconte-t-il. Inquiet pour les employés de la boutique, il se rend sur place et constate les dégâts. 

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"Au début, je suis là un peu badaud, en regardant ce qu'il se passe. Je me dis que ça ne vaut pas la mise en danger mais à un moment j'ai craqué, c'est mon lieu de travail", continue le gérant. "A ce moment-là, on espère que les gens vont réaliser qu'il y a une vie, que ce n'est pas une vitrine, c'est un lieu de vie", déplore-t-il. "Il y a des gens gentils qui m'ont rejoint, qui m'ont soutenu", insiste Pierre, "je n'étais pas seul contre tous". 

Comme le Micromania de Nice, plusieurs milliers de commerces ont été vandalisés à travers le pays. Le gouvernement a annoncé une série de mesures pour leur venir en aide comme un fonds de soutien dédié ou la mise en place d'un chômage partiel à 100%.

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