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"On ne peut plus tolérer ça en France" : sur RTL, des commerçants disent leur détresse après les pillages et dégradations du 17 octobre, "le jour de trop"

Au lendemain de la mobilisation du 17 octobre, de nombreux commerçants des centres-villes, de retour dans leur boutique, constatent les dégâts matériels perpétrés par les pilleurs en marge des manifestations.

La boutique Sat Elite place de la République, le 18 octobre 2026

Crédit : Jérémy Descours/RTL

"C'est trop dur" : à Bordeaux, les commerçants désemparés après les pillages

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Anthony Martin & Antoine Decarne & Guillaume Drechsler - édité par Julien Benesteau-Tellier

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Vitrines brisées, magasins pillés, ou encore bâtiments brûlés. Au lendemain de la mobilisation du 17 octobre "contre la vie chère", les commerçants, victimes des dégradations des casseurs, comptent les pertes.

À Paris, aux alentours de la place de la République, lieu des affrontements entre black blocs et forces de l'ordre, les trottoirs étaient encore recouverts de déchets, d'emballages, de verres, de vélos brûlés et de voitures calcinées, ce dimanche matin. Une agence immobilière, un magasin de vélos, une boutique de téléphones, ou encore un magasin Carrefour ont été détruits.

Julie, manageuse d'un café vandalisé, relate au micro de RTL le déroulé des événements qui ont conduit à la destruction de son commerce la veille. "Vers 17h, 17h30, tous les manifestants n'étaient plus là. C'étaient juste les casseurs. On a eu très peur. On a entendu des gros coups de batte dans toutes les vitrines. Avec l'équipe, on est sortis."

"Rien ne justifie tout ce qui s'est passé hier après-midi"

De retour sur place ce dimanche matin, la commerçante constate les dégâts. "Ils ont tout pété, toutes nos machines à café, les moulins, l'iPad, la caisse, tout est parti, tout est dehors par terre", témoigne-t-elle.

Dans d'autres villes de France, les dégâts sont également considérables. La Fédération du commerce et de la distribution (FCD) a estimé à 1.500 le nombre de commerces directement touchés en France.

À Bordeaux, Margot, restauratrice, ne cache pas son émotion. "C'est vraiment beaucoup de colère parce que rien ne justifie tout ce qui s'est passé hier après-midi. Autant de violence. Je suis dépassée."

La commerçante, installée depuis 9 ans dans le centre-ville bordelais, poursuit, les larmes aux yeux : "On a déjà subi les Gilets jaunes il y a des années. Mais c'était pas ça, et là ce ne sont pas les manifestants, c'est d'autres gens qui en toute impunité viennent piller les villes sous prétexte que certains manifestent. C'est dur aujourd'hui d'avoir un commerce, mais quand en plus les humains s'y mettent, ce n'est plus possible."

"Le 17 octobre est le jour de trop"

Dépité, un autre commerçant du centre de Bordeaux fait part de sa colère sur RTL. "On ne peut plus tolérer ça en France. Le 17 octobre est le jour de trop", lâche-t-il, alors qu'un magasin de vêtements à côté du sien a été totalement pillé malgré les grilles de protection.

 Face au maire de la ville parti à la rencontre de commerçants touchés dimanche matin, il assure : "Nous on va tous partir, je veux le dire. On va quitter le centre ville, on va quitter la France. C'est clair, net et précis. Non mais sincèrement, on a déjà vu ça en France ?"

Pour l'heure, difficile de chiffrer le montant des dégâts pour les commerçants dans l'Hexagone, mais la facture devrait se compter en centaines de millions d'euros selon la FCD. 

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