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"S'il faut des milices, on va s'armer" : la colère d'une commerçante sur RTL après le pillage de sa boutique à Paris

Après les pillages survenus à Paris en marge des manifestations, une commerçante raconte sur RTL la violence de l'attaque contre sa boutique et dit sa détermination à se protéger.

Des magasins vandalisés et pillés à Marseille en marge de la manifestation du 17 octobre 2026.

Crédit : Thibaud MORITZ / AFP

"S'il faut des milices, on va s'armer de milices" : les commerçants prêts à riposter contre les pillages après un appel à une nouvelle mobilisation

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Vincent Serrano

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Au moins 3.000 commerces ont été touchés par des dégradations ou des pillages au cours du week-end du 17 au 18 octobre, en marge de la manifestation massive marquée par des violences à travers le pays. Des incidents se sont à nouveau produits dans la soirée de dimanche à Paris, où au moins une trentaine d'enseignes ont été pillées après l'allocution d'Emmanuel Macron.

En plein cœur de la capitale, quartier Etienne Marcel, une commerçante a tenté de s'interposer seule face à une trentaine d'hommes en noir cagoulés , en vain. "Ils arrivent en meute, excités, alcoolisés aussi", se souvient la gérante du magasin de chaussures. "Et ils me disent : 'Madame, de toute façon, vous avez une assurance'. J'étais au corps-à-corps avec eux".

Même si elle dit ne pas avoir été effrayée sur le moment, cet événement a marqué la commerçante. "On a pu sauver le samedi, et le dimanche c'était trop tard", regrette-t-elle. Il ne reste plus rien dans le magasin, un véritable raz-de-marée. Le peu de baskets qu'il reste se trouve par terre, les mannequins aussi". 

Le pillage a été "très rapide et très très violent", décrit-elle. "Ils étaient armés, des barres en fer. Ils agissent de manière très méthodique. J'ai dû laisser, finalement, le magasin entre leurs mains et regarder ce qu'il s'est passé", déplore la gérante.  

"Oeil pour œil, dent pour dent"

La police scientifique s'est rendue sur place pour effectuer des prélèvements, tenter de retrouver des traces, étudier la vidéosurveillance… "Ca va être œil pour œil, dent pour dent. S'il faut des milices, on va s'armer de milices. On va ramener des gars, on va voir ce qu'on va faire", prévient-elle. Pour l'heure, la commerçante a déjà engagé un agent de sécurité et des ouvriers prêts à dégager les barres et barrières encore posées sur ce qu'il reste de sa vitrine.

À écouter aussi

Le gouvernement a annoncé une série d'aides ce lundi 19 octobre, notamment un fonds de soutien spécifique pour l'ensemble des commerces concernés. "Il faut permettre aux commerçants de redémarrer très vite", a insisté Sébastien Lecornu. L'exécutif a aussi entamé des discussions avec les assurances pour "accélérer les différentes expertises, éviter d'emmener nos amis commerçants dans des tracasseries de procédures qui n'en finiraient pas". 

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