1 min de lecture Gilets jaunes

2.000 euros d'amende pour un policier sympathisant "gilets jaunes" qui a insulté ses collègues

Le capitaine de police était jugé pour outrage et rébellion après avoir traité ses collègues de "bande de pédales" lors d'une manifestation de "gilets jaunes".

Des "gilets jaunes" lors de l'acte 14 à Paris
Des "gilets jaunes" lors de l'acte 14 à Paris Crédit : ERIC FEFERBERG / AFP
Léa Stassinet
Léa Stassinet
et AFP

Nicolas C., en poste au service informatique du ministère de l'Intérieur, n'était pas en service lorsqu'il défilait, le samedi 21 septembre, sur l'avenue des Champs-Élysées. Ce capitaine de police, jugé pour outrage et rébellion après avoir traité ses collègues de "bande de pédales" lors d'une manifestation de "gilets jaunes", a été condamné vendredi 25 octobre à 2.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris.

Le gradé, qui s'est lui-même décrit pendant sa garde à vue comme un "sympathisant" du mouvement de contestation, a copieusement insulté une brigade de police motorisée lors de la manifestation. Repéré et arrêté un peu plus tard, il opposera de la résistance selon les policiers qui sont intervenus, ce qu'il a contesté. Le tribunal l'a d'ailleurs relaxé des faits de rébellion et débouté les parties civiles de leur demande de dommages et intérêts.

Le policier reconnaît les insultes

Lors de l'audience le 11 octobre, le policier a expliqué avoir dit "de loin" ce qu'il pensait des "voltigeurs", terme utilisé pour désigner les policiers à motos lors des manifestations. Nicolas C. a précisé les avoir qualifiés "probablement de branleurs, éventuellement de lopettes". Il a également reconnu que l'emploi de l'expression "bande de pédales", figurant au dossier, pouvait "correspondre" à ses propos tout en se défendant d'être "homophobe".

Passé par la prestigieuse brigade criminelle du 36 Quai des Orfèvres, les services de renseignement et de l'antiterrorisme, le prévenu, en dépression depuis deux ans, avait expliqué ressentir de la "tristesse" par rapport "à l'actualité, ce qui s'est passé au Bataclan", en référence aux attentats jihadistes du 13 novembre 2015 à Paris. Suspendu pendant quatre mois à titre conservatoire, il est sous le coup d'une procédure disciplinaire.

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