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13 novembre : "On regrette de ne pas avoir pu sauver plus de personnes", dit un policier

DOCUMENT RTL - Pour la première fois, Michel, l'un des premiers policiers à être entré dans le Bataclan le 13 novembre 2015, témoigne sur RTL.

 L’entrée du Bataclan prise en photo le 13 novembre 2018. (Illustration).
L’entrée du Bataclan prise en photo le 13 novembre 2018. (Illustration).
Crédit : BENOIT TESSIER / POOL / AFP
13 novembre : le témoignage glaçant d'un des premiers policiers entré au Bataclan
01:21
Anne Le Henaff - édité par William Vuillez

Ce mardi 19 octobre, RTL vous propose le témoignage de l'un des premiers policiers entrés dans le Bataclan le 13 novembre 2015. On l'oublie souvent, mais avant même la BRI, plusieurs policiers de la BAC de nuit sont arrivés très rapidement sur les lieux cette nuit-là. Ils vont témoigner ce mardi au procès. 

Parmi eux, Michel, gardien de la paix, marqué à jamais, parle pour la première fois. "On rejoint notre patron à l'entrée du bâtiment, il nous dit qu'il ne sait pas comment ils sont armés, combien ils sont, par contre ils sont en train de tuer tout le monde. Donc on rentre, on ne sait pas combien ils sont, où ils sont, on aurait pu être tirés comme des lapins", explique le policier. 

"Du coup la progression dans la fosse se fait avec précaution et minutie. Dans la coursive de droite, j'ai une dame qui m'attrape la jambe, me suppliant de l'aider. Je vois la détresse dans ses yeux. Je lui dis de ne pas s'inquiéter, je repousse son bras", poursuit-il. 

"On porte sur nos épaules le poids de la culpabilité"

"J'ai encore ce regard dans la tête parce que quand notre action a permis de sécuriser la fosse complètement, je suis retombé sur cette dame qui était cette fois-ci décédée. Je me dis que peut-être on n'a pas été assez vite", confie-t-il. 6 ans après le drame, Michel ne cache pas un sentiment de culpabilité. 

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"Tout le long de la soirée, on va exfiltrer des personnes de la fosse. Les jours qui ont suivi, on ne réalise pas et c'est après, quand tout se calme, où là il y a eu le contre-coup. On se repose la question d'un point de vue tactique, si on n'aurait pas pu faire mieux. Que ce soit moi ou mes collègues, on porte sur nos épaules le poids de la culpabilité. On regrette de ne pas avoir pu sauver peut-être plus de personnes".

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