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"Un leader du sport à l'international" : quand la politique américaine s'invite aux Jeux olympiques d'hiver 2026

Alors que la neutralité devrait être de mise, l'ombre de Donald Trump plane sur l'événement, attisant les tensions entre pros et anti-Trump. Certains athlètes américains n'hésitent pas à exprimer leur désaccord avec la politique de Washington.

La délégation américaine lors de la cérémonie d'ouverture des JO d'hiver 2026 le 6 février. (Illustration)

Crédit : AFP

Les Etats-Unis veulent-ils faire de ces JO d'hiver 2026 un enjeu politique ?

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Les Etats-Unis veulent-ils faire de ces JO d'hiver 2026 un enjeu politique ?

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Bénédicte Tassart - édité par Alexian Giron

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L'ombre de la Maison-Blanche plane sur les Jeux Olympique d'hiver en Italie. La neutralité politique doit normalement primer lors de cet événement, mais depuis la cérémonie d'ouverture le 6 février 2026 les pros et les anti Trump prennent la parole. 

Le site d'informations Politico a dévoilé une note du département d'État souhaitant promouvoir les États-Unis comme "un leader du sport à l'international". L'Amérique de Trump va d'ailleurs accueillir la Coupe du Monde de football à l'été 2026 avant les Jeux Olympiques d'été en 2028. Ce 10 février 2026, le match de poule en hockey sur glace féminin entre les États-Unis et le Canada sera particulièrement surveillé, suite aux tensions survenues lors d'une rencontre précédente.

En 2025, lors d'un match masculin de hockey sur glace entre les États-Unis et le Canada, l'hymne américain avait été hué et trois bagarres avaient éclatées en moins de 10 secondes. "Vous ne prendrez ni notre pays ni notre sport", avait écrit le Premier ministre canadien de l'époque Justin Trudeau sur X. 

Certains athlètes américains prennent position contre Donald Trump

En Italie, JD Vance, vice-président américain, s'est fait siffler pendant la cérémonie d'ouverture et Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie européenne n'a pas éteint les braises en déclarant le 9 février 2026 que le public éprouvait une fierté européenne. Tous les pays touchés par la politique "America First" comme le Danemark ou encore le Canada ne peuvent s'empêcher de considérer le terrain sportif comme la possibilité d'une revanche.

Au sein de l'équipe olympique américaine, certains athlètes prennent aussi position. Sans jamais citer le nom du président américain, la patineuse artistique Amber Glenn regrette la fermeture d'une ligne d'écoute téléphonique dédiée à la communauté LGBTQ+. Le skieur acrobatique Hunter Hess, quant à lui, déclare avoir des sentiments mitigés à l'idée de représenter les États-Unis. De son côté, Donald Trump considère la neutralité comme une faiblesse, alors les champions américains lui renvoient la balle. 

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