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L'Iran tente-t-elle d'amadouer Donald Trump, en libérant Erfan Soltani, l'un des symboles de la répression qui risquait la pendaison ?

La libération du manifestant est perçue par certains comme une tentative de Téhéran pour apaiser les tensions avec les États-Unis alors que les négociations sur le nucléaire et d'autres sujets sensibles se profilent.

Donald Trump et Ali Khamenei

Crédit : AFP / Montage RTL.fr

Libération de prisonniers en Iran : une stratégie de Khamenei pour amadouer Trump ?

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Libération de prisonniers en Iran : une stratégie de Khamenei pour amadouer Trump ?

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Bénédicte Tassart - édité par Alexian Giron

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Le manifestant Erfan Soltani, symbole de la répression en Iran et qui risquait la pendaison, a été libéré sous caution, le 1er février. Certains y voient une tentative pour amadouer Donald Trump.

Devant les micros, le président américain et le Guide suprême iranien Ali Khamenei se jaugent et se provoquent. Alors que Washington déclare avoir les plus gros bateaux du monde, Téhéran met en garde contre une guerre régionale. Ils espèrent toutefois négocier. Pour amadouer les États-Unis et apaiser l'opinion internationale, l'Iran a donc libéré Erfan Soltani, censé être le premier pendu de la répression ayant fait plus de 30.000 morts en deux jours après les manifestations. 

Les Turcs, l'Égypte ou encore le Qatar proposent leur médiation. Le premier ministre du Qatar était d'ailleurs à Téhéran le 31 janvier dernier dans une volonté d'apaisement dans la région. Le président de la Turquie Recep Tayyip Erdogan, a présenté un plan pour ces discussions en fragmentant les sujets à mettre sur la table. Les Israéliens, quant à eux, tentent toujours de freiner Washington par peur des représailles. Les Russes eux aussi tentent de calmer le jeu, par peur de voir disparaître l'un de leurs derniers alliés dans la région. 

Des négociations concernant le nucléaire et les proxys

En attendant, une dizaine de navires militaires américains sont toujours présents dans le Golfe d'Oman et dans le détroit d'Ormuz, prêts à lancer l'attaque sur des sites iraniens.

Les négociations doivent notamment portées sur le nucléaire avec cette question : où est passé l'uranium enrichi dissimulé par les Iraniens pendant les frappes américaines et israélienne de juin 2025. Mais Washington a d'autres lignes rouges concernant l'arrêt de la fabrication de missiles et le soutien iranien aux proxys comme le Hezbollah au Liban, le Hamas à Gaza ou encore les Houtis au Yemen. Sur le nucléaire, les Iraniens sont prêts à se mettre autour de la table mais pas pour le reste.

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